Le déficit de moyens logistiques complique la prise en charge sanitaire dans certaines zones rurales de l’Ituri. À Fataki, dans le territoire de Djugu, des motos sont utilisées pour transporter des dépouilles, faute de corbillard, une situation qui illustre les difficultés auxquelles restent confrontées les communautés enclavées.
Cette situation intervient dans un contexte particulier, marqué par l’épidémie de maladie à virus Ebola en Ituri, qui nécessite des dispositifs adaptés pour la prise en charge des malades et la gestion sécurisée des dépouilles.
Des solutions de fortune face au manque de moyens
À Fataki, l’insuffisance d’ambulances complique également l’évacuation des patients vers les structures sanitaires. Les familles sont ainsi contraintes de recourir à des moyens de transport non médicalisés pour faire face aux urgences.
Le recours aux motos pour transporter les dépouilles témoigne de cette faiblesse du dispositif logistique. Une situation qui préoccupe davantage dans une zone concernée par la riposte contre Ebola, où la manipulation et le transport des dépouilles nécessitent des précautions particulières.
Les acteurs locaux plaident dès lors pour la mise à disposition de moyens adaptés aux besoins des structures sanitaires et des communautés.
Un défi pour la riposte contre Ebola
Au-delà de l’évacuation des patients et du transport des dépouilles, le déficit logistique affecte également les autres maillons de la réponse sanitaire, notamment l’acheminement des échantillons vers les laboratoires et la prise en charge rapide des personnes suspectes.
Dans les zones rurales, ces difficultés sont accentuées par l’état des routes, les longues distances et l’enclavement de certaines communautés.
Le cas de Fataki met ainsi en évidence la nécessité de rapprocher les moyens sanitaires des populations vivant loin des grands centres, particulièrement dans un contexte épidémique où la rapidité de la prise en charge constitue un enjeu majeur.
Le défi de l’accès aux soins en milieu rural
Pour les habitants de Fataki, la question dépasse le seul cadre de la riposte contre Ebola. Elle renvoie plus largement aux conditions d’accès aux soins dans les zones rurales de l’Ituri.
Le renforcement des structures sanitaires devrait ainsi s’accompagner de moyens de transport adaptés, notamment des ambulances et des équipements appropriés pour la gestion des dépouilles.
À Fataki, le transport des corps à moto apparaît ainsi comme un signal des insuffisances logistiques qui persistent dans certaines zones enclavées de l’Ituri, alors que les besoins sanitaires des populations demeurent importants.
LePotentiel / Provinces26rdc.com
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