À quelques heures de la marche prévue ce mardi 15 septembre à travers les 26 provinces de la République démocratique du Congo, les Forces novatrices pour l’union et la solidarité (FONUS) intensifient leur campagne de mobilisation. Le secrétaire général du parti, Emery Okundji Ndjovu, appelle les Congolais à participer massivement à cette manifestation présentée comme un moyen de défendre l’ordre constitutionnel et d’exiger la tenue d’un véritable dialogue intercongolais.
Dans son message, le responsable des FONUS met particulièrement en garde contre toute initiative susceptible, selon lui, de remettre en cause les principes constitutionnels ou de favoriser une prolongation du pouvoir au-delà des limites prévues par la Constitution.
« NON au changement de l’ordre constitutionnel ! NON à un troisième mandat ! NON aux manœuvres visant à s’éterniser au pouvoir ! », insiste Emery Okundji Ndjovu.
Le parti entend également faire de cette journée une occasion pour exprimer le mécontentement d’une partie de la population face aux difficultés auxquelles le pays est confronté. Les FONUS dénoncent notamment la corruption, les détournements des deniers publics, la pauvreté, les injustices sociales ainsi que ce qu’ils qualifient de « justice à géométrie variable ».
L’appel lancé par Emery Okundji porte également sur la cohésion nationale. Les FONUS rejettent le tribalisme, les antivaleurs et toute instrumentalisation politique ou communautaire du conflit qui sévit dans l’Est du pays.
Pour le secrétaire général du parti, la mobilisation du 15 septembre doit permettre à la population d’exprimer pacifiquement son « ras-le-bol » et de faire entendre ses revendications dans le respect de la loi. Il invite ainsi les Congolais à participer à la marche « dans le calme, la dignité et le respect de la loi ».
« Défendons notre Constitution. Défendons nos acquis démocratiques. Défendons le pacte républicain. Défendons l’intérêt général », a-t-il lancé.
À travers cette initiative, les FONUS veulent maintenir la pression sur les autorités et replacer la question du dialogue intercongolais au cœur du débat politique national, alors que les acteurs politiques restent profondément divisés sur les mécanismes à privilégier pour répondre à la crise que traverse la RDC.
« Le Congo n’appartient à personne : il appartient à son peuple », conclut Emery Okundji Ndjovu.
congouni.info / Provinces26rdc.com
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