Un appel à une planification spatiale des pays du bassin du Congo afin de permettre la réalisation du développement durable dans cet espace a été lancé lors de l’ouverture, mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, d’un dialogue de haut niveau.
« La réalisation d’un développement durable et d’une croissance inclusive, ainsi que l’instauration de la paix dans les pays qui forment le bassin du Congo, seraient largement compromises sans une planification spatiale en termes d’affectation des espaces aux divers usages répondant aux multiples besoins socioéconomiques de nos populations », a déclaré le ministre d’État, ministre de l’Aménagement du territoire, Guy Loando Mboyo.
Pour lui, il est nécessaire que les pays du bassin du Congo prennent en compte les aspects liés notamment au climat, à la conservation de la biodiversité, à la sauvegarde sociale et environnementale ainsi qu’à la protection des droits des communautés locales et des peuples autochtones.
Me Guy Loando, qui exposait sur le thème : « Affectation des espaces, les droits, le climat et la conservation de la biodiversité en RDC et dans le bassin du Congo », a fait savoir que l’affectation de l’espace implique un zonage conçu de manière inclusive et participative, en tenant compte des intérêts et dans le respect des droits de tous.
Il a, à cette occasion, plaidé pour la mobilisation des ressources afin de permettre à la RDC de se positionner comme « pays solution » dans la lutte contre le réchauffement climatique.
« Sous l’impulsion et la vision du Chef de l’État Félix Tshisekedi, la RDC s’est positionnée comme « pays solution’’ dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Ce qui nécessite la mobilisation des ressources financières et des compétences pour faire de ce beau pays un espace plus cohérent, plus attractif, plus compétitif économiquement », a-t-il dit.
Fixer les grandes orientations stratégiques de développement
Par ailleurs, le ministre d’État Guy Loando a fait état des grandes orientations stratégiques de développement fixées par son ministère, en sa qualité d’outil de la mise en cohérence des politiques publiques de développement.
« En tant qu’outil d’aide à la décision et à la mise en cohérence des politiques publiques de développement, l’Aménagement du territoire fixe les grandes orientations stratégiques de développement, liées à la mise en œuvre des politiques publiques », a-t-il indiqué.
D’après Me Guy Loando Mboyo, les grandes orientations stratégiques fixées par son ministère sont notamment la répartition harmonieuse des hommes et de leurs activités sur le territoire national, ainsi que l’affectation des espaces suivant leurs statistiques en ce qui concerne l’exploitation minière, agricole, industrielle, forestière, zone d’habitat, zone de conservation.
Il a affirmé que ce dialogue constitue une opportunité de réflexion et de mobilisation de tous les partenaires dans l’intérêt, non seulement de la RDC et de tous les pays du bassin du Congo, mais aussi de toute la planète.
La RDC félicitée pour les réformes visant la protection des droits des communautés rurales
« L’organisation de ce dialogue de haut niveau est l’occasion de célébrer le rôle de leadership de la République démocratique du Congo au niveau du bassin du Congo en matière de réformes. La RDC se distingue par diverses réformes progressistes dans le foncier, l’aménagement du territoire, les forêts et la conservation, amorcées ou réalisées« , a indiqué la présidente de RRG et coordonnatrice de l’Initiative des droits et Ressources (RRI), Solange Bandiaky Badji.
Toutes ces réformes, a-t-elle ajouté, offre un cadre propice pour sécuriser et protéger les droits des communautés rurales et forestières, et aussi contribuer à l’atteinte des objectifs pour le climat et la conservation de la nature d’ici 2030.
Elle a, à cette même occasion, salué également, l’engagement et le plaidoyer stratégique de plus de 13 ans consécutifs, porté par les partenaires et collaborateurs de RRI en RDC, entre autres, Dynamique des Groupes des Peuples Autocthtones (DGPA), Coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement et le Développement Durable (CFLEDD), Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité(CODELT), Centre des technologies, Innovation et Développement Durable (CTIDD), toutes les organisations membres du Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la Gestion Durable des Ecosystèmes Forestiers de la RDC (REPALEF- RDC) et du Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la Gestion des Ecosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale (REPALEAC).
Aujourd’hui, a-t-elle dit, les peuples autochtones et les communautés locales représentent 2,5 milliards de la population mondiale et protègent plus de 50% des terres du monde. Pourtant, ils ne possèdent légalement des droits que sur 11% de ces terres.
RRI, rappelle-t-on, est une coalition mondiale de plus de 150 organisations à travers le monde, particulièrement d’Afrique, Asie et Amérique latine qui se consacrent à la promotion des ressources des peuples autochtones, des peuples à descendance africaine et des communautés locales.
ACP/Provinces26rdc.com
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