La RDC veut protéger ses forêts et ses ressources naturelles tout en améliorant les conditions de vie des populations rurales et en les aidant à mieux faire face aux effets du changement climatique. Les premières orientations d’un mécanisme national de paiements pour services environnementaux (PSE) ont été définies à l’issue de la deuxième édition de la Semaine du climat, organisée du 26 au 30 octobre à Kinshasa.
Ce mécanisme vise notamment à soutenir des pratiques agricoles durables et la conservation communautaire des forêts, tout en permettant aux ménages et aux communautés concernés de bénéficier directement des retombées de ces activités.
Au terme de quatre jours d’échanges, les participants ont recommandé d’accélérer l’opérationnalisation du marché carbone en RDC. Ils préconisent notamment de finaliser les mesures d’application du cadre juridique, de clarifier les responsabilités des différentes institutions et de renforcer les dispositifs de suivi, de contrôle, de certification et de traçabilité des projets.
Ils ont également proposé de faire de la souveraineté carbone un principe directeur. L’objectif est de garantir à l’État la maîtrise de la gestion, de la valorisation et de la commercialisation des crédits carbone, tout en développant les capacités nationales d’expertise et de négociation.
Protéger les droits des communautés locales
Les recommandations portent aussi sur l’intégrité environnementale, sociale et comptable des projets carbone. Les participants insistent sur la nécessité de protéger les droits fonciers, coutumiers et communautaires.
Ils appellent à associer effectivement les communautés locales et les peuples autochtones à toutes les étapes des projets : de leur conception à leur mise en œuvre, en passant par le suivi et la gouvernance. Ils plaident également pour un partage juste, équitable et transparent des bénéfices générés.
Pour les participants, la conservation du capital naturel doit contribuer à un développement inclusif. Les résultats des projets devraient ainsi être évalués à partir de leurs effets concrets et vérifiables sur les écosystèmes, les revenus, l’emploi et les conditions de vie des populations.
Les participants ont enfin recommandé de renforcer les partenariats internationaux, les transferts de technologies et la mobilisation des financements climatiques.
Ces orientations visent à mieux encadrer la valorisation des ressources naturelles de la RDC, tout en veillant à ce que les retombées économiques et environnementales profitent aussi aux communautés qui contribuent à leur préservation.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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