« Nous sommes un pays petit. Mais nous souhaiter la disparition n’est pas une petite chose », Paul Kagame a réaffirmé vendredi avec force la détermination du Rwanda à défendre son existence face à ce qu’il considère comme une « menace vitale ».
Pour le président rwandais, l’est de la RDC est une question de vie ou de mort. L’homme fort de Kigali n’entend pas mettre fin à ses opérations militaires sur le sol congolais. Malgré la pression américaine, le leader du FPR est jusqu’au-boutiste.
« Je ne ferai que me taire quand je serai mort. C’est la seule façon de me faire taire », a-t-il prévenu, soulignant le refus de la Rwanda de rester silencieux sur les questions qui affectent sa sécurité.
Kagame tance l’administration Trump
Le gouvernement rwandais semble avoir mis une croix sur l’accord de paix de Washington, alors qu’il dénonce la partialité de l’administration Trump.
Selon Paul Kagame, le processus de Washington, initialement centré sur la résolution des problèmes politiques et de sécurité ainsi que sur des partenariats économiques entre les États-Unis, le Congo et le Rwanda, a été dévié à mi-parcours vers un objectif plus étroit : l’élimination des M23 et des FDLR tout en assurant l’accès au secteur minier du Congo.
Devant les cadres de son parti, le président rwandais a rejeté la responsabilité de la crise dans l’est de la RDC et pointé plutôt du doigt la menace persistante des rebelles des FDLR. Il a défendu le M23 comme un mouvement congolais combattant pour ses droits et dénoncé une pression internationale jugée sélective visant à affaiblir son pays.
Afriqu’actu / Provinces26rdc.com
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