Goma : des sanctions américaines ciblent deux hauts commandants de groupes armés au Nord-Kivu

Des rebelles des FDLR dans la forêt de Pingu, dans l'est de la République Démocratique du Congo, le 6 février 2009

Le Département d’État américain a pris des sanctions financières et juridiques contre deux hauts commandants de groupes armés actifs dans la région des Kivus. Dans un communiqué rendu public, l’administration américaine cite Gustave Kubwayo et John Imani Nzenze, affiliés respectivement aux FDLR et à l’AFC/M23.

Les deux hommes sont accusés de graves violations des droits humains et d’attaques ciblées contre les populations civiles dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon les autorités américaines, ces mesures de restriction visent à neutraliser les menaces qui pèsent sur la stabilité et la prospérité de la sous-région.

A travers ces sanctions, l’administration américaine affirme vouloir contraindre toutes les parties impliquées dans la crise de l’Est à respecter leurs engagements internationaux.

Le communiqué cite particulièrement les obligations souscrites dans le cadre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité ainsi que du processus de Doha.

Les États-Unis indiquent qu’ils continueront d’utiliser tous les outils légaux à leur disposition pour promouvoir une paix durable dans la région.

Recrutement d’enfants et violences sexuelles aux FDLR

Gustave Kubwayo occupe les fonctions de commandant d’une unité de renseignement et d’opérations spéciales au sein des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Le Département d’État le met directement en cause pour son implication dans plusieurs exactions attribuées à ce mouvement rebelle. Il lui est notamment reproché des violences ethniques contre les civils, l’utilisation d’enfants soldats, des violences sexuelles ainsi que des attaques transfrontalières menaçant la sécurité du Rwanda.

Atrocités reprochées au chef du renseignement du M23

De son côté, John Imani Nzenze est présenté par Washington comme le chef du renseignement du M23. Ce groupe armé, qualifié par le communiqué de mouvement soutenu par le Rwanda, est également accusé de meurtres, de violations majeures des droits humains et d’assauts répétés contre les contre les communautés locales.

Radio Okapi/Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*