Messieurs,
Le sang coule à l’Est. Le Rwanda occupe. L’AFC/M23 tue. Et les opposants regardent ailleurs.
Je vous mets face à 10 vérités. 10 messages. 10 silences qui vous accusent.
1. Le calendrier vide de la colère
Quel jour l’opposition congolaise décréterait-elle une ville morte contre Kigali ? Regardez l’agenda : aucun. Pas parce que la date manque, mais parce que la volonté manque. Quand on hait plus le Président que l’occupant, on ne descend pas dans la rue contre l’occupant.
2. La concurrence des haines
L’AFC/M23 tue à Rutshuru, Masisi, Bunagana. Mais à Kinshasa, certains opposants pèsent chaque mot pour ne pas donner raison à Tshisekedi. Résultat : le silence devient complicité. La haine du Président a remplacé la haine de l’ennemi.
3. Ville morte, mais pour qui ?
Une ville morte contre le Rwanda signifierait unité nationale. Or l’opposition vit du clivage. Appeler à fermer boutiques et marchés, main dans la main avec le pouvoir ? Impensable pour des egos qui confondent adversaire politique et ennemi intime.
4. Le nombrilisme comme ligne politique
5. L’occupation qui n’indigne plus
Quand des Congolais meurent sous les balles rwandaises, on compte les tweets d’indignation de l’opposition. On les compte vite, car il n’y en a pas beaucoup. Le Rwanda est devenu un sujet technique, pas existentiel. Pendant ce temps, une phrase de Tshisekedi déclenche trois conférences de presse de l’opposition.
6. L’alliance objective
Vous ne verrez pas de marche commune ECIDE-Ensemble-MLC-LG contre Kigali. Pourquoi ? Parce que détester Tshisekedi soude plus que défendre la patrie. Le M23 a compris : diviser Kinshasa coûte moins cher qu’une balle.
7. La haine du Congolais par le Congolais
Comment expliquer qu’on pardonne plus vite à Kagame qu’à un frère de la majorité ? On promet casse et coups de poing à ceux qui veulent le changement de la Constitution. On les traite de lépreux. On préfère voir le voisin tomber que de le relever si cela profite au camp de Kigali.
8. Les morts sans drapeau
9. Le jour qu’on n’ose pas fixer
Fixer une date pour condamner la présence rwandaise en RDC, c’est prendre le risque que le peuple réponde. Et si le peuple répondait, qui capitaliserait ? La peur de voir Tshisekedi sortir renforcé paralyse. On préfère donc que ce jour n’existe jamais.
10. Le pacte non écrit
Ce qui lie certains opposants, Kigali et l’AFC/M23 n’est pas une réunion secrète. C’est plus fort : des intérêts qui convergent. Affaiblir Tshisekedi. Humilier l’armée. Prouver que l’État est faible. Sur ce terrain, ils ne sont plus adversaires.
Conclusion :
Messieurs Fayulu, Katumbi, Sesanga, Matata, Kabund :
L’Histoire vous regarde.
Le silence est un choix. L’inaction est une trahison.
Le peuple attend une date. Une seule. Contre l’occupant.
La donnerez-vous ?
Ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo
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