Avec seulement 33 % des enfants vaccinés, le Haut-Katanga fait partie des provinces les moins performantes de la République démocratique du Congo (RDC) en matière de couverture vaccinale. Au cours du briefing organisé ce mercredi 23 avril 2025 par le programme de technologie appropriée en santé PATH, le docteur Blaise Kalenga, responsable du programme élargi de vaccination, a insisté sur l’importance d’une couverture vaccinale intégrale.
Selon les données d’un récent rapport, la RDC n’atteint que 38 % de couverture vaccinale. « Cette situation est alarmante », a expliqué ce médecin. Il faut dire que plusieurs faits influent sur cette situation. C’est notamment la méfiance et les rumeurs. Le docteur Kalenga rappelle que, depuis toujours, des fausses informations circulent sur la vaccination.
Mais il y a également l’éloignement de certaines zones. « Il y a des gens qui vivent dans les coins les plus reculés », a dit le docteur Blaise Kalenga avant d’expliquer que des efforts sont fournis pour développer d’autres stratégies. « Nous développons des stratégies pour suivre les gens là où ils sont, comme au champs ou dans les camps de pêche ». En plus, il y a les pesanteurs culturels et religieux.
La vaccination sauve
Pour que le taux de vaccination augmente, tous les enfants doivent être vaccinés. Car la vaccination contribue à protéger les enfants de maladies susceptibles de nuire gravement à leur santé. « Et l’enfant, pour qu’il soit bien protégé, il doit recevoir une série de vaccins », a insisté le docteur Blaise Kalenga.
En RDC, la couverture vaccinale inclut la vaccination de routine avec au moins neuf rendez-vous pour l’enfant. Et en plus, le gouvernement organise régulièrement des campagnes de vaccinations pour des doses supplémentaires. Ainsi, le PEV espère une implication de tous. Car, dit-il, la vaccination est un droit pour les enfants ; elle est également obligatoire.
Ainsi, les médias peuvent sensibiliser pour qu’un grand nombre d’enfants soient vaccinés. Il faut « sensibiliser sur les caractéristiques, sur les types de vaccins, sur les maladies, et à quel âge on donne ces vaccins », a-t-il exhorté au cours de ce briefing avec les médias.
Haut-Katanga : 66 cas de choléra dont 21 décès enregistrés dans la zone de Kisanga, à Lubumbashi

La zone de santé de Kisanga, l’une des zones sanitaires de la ville de Lubumbashi (Haut-Katanga), est confrontée depuis plusieurs mois à une résurgence inquiétante du choléra. Depuis janvier 2025, 66 cas ont été enregistrés, dont 21 décès, a annoncé le médecin chef de zone, Dr Basile Ngoyi, ce jeudi 24 avril.
Selon lui, 16 des 26 aires de santé que compte la zone de Kisanga sont touchées par l’épidémie. Il pointe du doigt plusieurs facteurs aggravants, notamment le manque d’accès à l’eau potable et aux latrines hygiéniques, qui favorisent la propagation de la maladie.
« Nous avons un volet préventif avec des actions de sensibilisation communautaire. Une équipe est déployée pour désinfecter les ménages touchés, ainsi que les foyers environnants. Des points de chloration d’eau ont été installés dans les zones les plus affectées », explique-t-il.
Unité de prise en charge fonctionnelle depuis mars
Sur le plan curatif, Dr Ngoyi précise qu’au début de l’épidémie, les malades étaient référés vers le Centre de traitement du choléra (CTC) de la zone de santé Kenya. Toutefois, avec l’appui de Médecins Sans Frontières (MSF), plusieurs dispositifs ont été mis en place dans la zone de Kisanga.
« Depuis le 15 mars, nous avons rendu fonctionnelle une unité de prise en charge du choléra. À ce jour, elle a accueilli environ 439 malades. Actuellement, une cinquantaine de patients y sont encore hospitalisés », a-t-il ajouté.
Les autorités sanitaires locales appellent la population à renforcer les mesures d’hygiène et à se conformer aux recommandations en matière de traitement de l’eau et d’assainissement, pour contenir la propagation de l’épidémie.
Magazine la Guardia / Provinces26rdc.com
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