De retour au pays après sa participation à la 43ème session annuelle de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) dont il a présidé les travaux, le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a répondu à chaud, à partir de l’aéroport de Ndjili, à
quelques questions des journalistes sur l’actualité nationale. Des questions portant respectivement sur la déclaration du président de la CENI, Corneille Nangaa, sur le glissement du calendrier électoral, la mise en place du CNSA, le bilan de son mandat à la tête de l’APF.
Concernant la déclaration du président de la CENI qui a suscité et continue de provoquer des réactions, Aubin Minaku a salué l’honnêteté et le courage de Corneille Nangaa pour avoir dit la vérité aux Congolais au moment qu’il fallait. « Nangaa, le président de la CENI a eu l’honnêteté que plus d’un devait avoir, d’expliquer à tout le monde le schéma clairement. Il n’a eu que l’honnêteté et le courage peut-être, que d’autres n’ont pas assumé», a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Aubin Minaku estime qu’il faut plutôt faire confiance aux experts de la CENI et internationaux qui avaient décliné un véritable schéma des élections lors des assises de la Cité de l’Union africaine, parce qu’ils avaient dit la vérité. Avant de soutenir que le délai retenu au Centre Interdiocésain pour l’organisation des élections d’ici décembre 2017 est irréaliste, et a été fixé sans un tableau clair prédéfini.
En plus, fait-il remarquer en termes des préalables, « pour organiser les élections, il faut que tout le monde soit enrôlé partout. Il faut que toutes les opérations techniques soient accomplies. Les experts nous avaient démontré cela à la Cité de l’Union africaine. Je préfère être franc ».
Avant de poursuivre que « Le processus électoral n’est pas encore bouclé. Il y a un problème aujourd’hui, particulièrement dans le Grand Kasaï. On ne peut pas organiser des élections crédibles sans le Grand Kasaï. Il faut que l’enrôlement commence aussi dans le Grand Kasaï. Pour que l’enrôlement dans le Grand Kasaï s’effectue de manière efficiente, il faut prendre des dispositions d’ordre sécuritaire. Alors, ce sont des données claires et objectives qui font que nous pouvons aujourd’hui nous poser des questions par rapport à l’échéance de décembre 2017 ».
Quant à la mise en place du Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA), le président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la Majorité présidentielle promet que c’est pour bientôt. Car, le processus ayant déjà été lancé. « Il est clair que nous sommes dans le schéma de la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016, parce que la seule voie aujourd’hui, c’est organiser les élections. Mais pour que tout soit vraiment transparent, il faut que le CNSA
soit mis en place parce qu’il joue le rôle d’évaluer le processus
électoral avec le Gouvernement et la CENI. Et maintenant que le
président Kengo est de retour, je suis sûr que très rapidement, nous
allons finaliser le dossier CNSA».
Pour ce qui est de son bilan à la tête de l’APF, Aubin Minaku a
d’abord fait état de sa fierté du fait son pays a été honoré par cette
présidence, avant d’indiquer que son action à la tête de cette
organisation était basée sur 3 axes. A savoir : le renforcement de la
collaboration et synergie avec l’OIF, organisme géniteur de l’APF ;
faire de l’APF un acteur réel dans les relations internationales ; et
enfin on a travaillé de manière à permettre aux élus de l’espace
francophone de pouvoir s’exprimer face à toutes les questions
d’importance majeure sur notre planète. Il s’agit notamment des
questions climatiques, de celles liées à la lutte contre le terrorisme
international et à l’instauration de la démocratie dans l’espace
francophone.
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