Le ministère de la Défense israélien a annoncé ce samedi 28 février avoir lancé une « frappe préventive » sur l’Iran alors que les sirènes d’alerte retentissent à Jérusalem et que les habitants du pays sont prévenus sur leurs téléphones d’une « alerte extrêmement grave ». Donald Trump a ensuite affirmé que les États-Unis ont lancé des « opérations de combat majeures » contre l’Iran, appelant le peuple iranien à « s’emparer » du pouvoir.
Les tensions, les avertissements et les menaces d’intervention militaire montaient depuis plusieurs semaines. Les États-Unis et Israël ont finalement décidé d’agir conjointement ce samedi 28 février en lançant l’opération « Fureur épique ». Depuis la Floride, Donald Trump a annoncé ce matin que les États-Unis avaient lancé des « opérations de combat majeures » contre l’Iran.
Dans un message vidéo sur sa plateforme Truth social, il a également promis de « détruire » les capacités de missiles de la République islamique et de « réduire à néant » sa marine, assurant que l’objectif américain était d' »éliminer des menaces imminentes » causées par Téhéran.
« L’heure de votre liberté est à portée de main »
Il a également appelé le peuple iranien à « s’emparer » du pouvoir lancé: « C’est le moment d’agir, ne le laissez pas passer. L’heure de votre liberté est à portée de main ». Il a appelé les militaires iraniens à « déposer les armes », auquel cas ils bénéficieraient d’une « immunité totale », ou à faire face à une « mort certaine ».
Le président américain a estimé que l’Iran s’était rendu coupable de « terrorisme de masse » à plusieurs reprises depuis la révolution islamique de 1979 et a asséné: « Nous ne le tolérerons plus ».
Le président iranien Massoud Pezeshkian est « sain et sauf »
Quelques minutes plus tôt, Israël avait annoncé avoir « lancé une frappe préventive contre l’Iran afin d’éliminer les menaces pesant sur l’État d’Israël ». « En conséquence, une attaque de missiles et de drones contre l’État d’Israël et sa population civile est attendue dans un avenir immédiat », ajoute le texte, annonçant l’instauration d’un « état d’urgence spécial et immédiat dans tout le pays ». Une opération menée après des mois de planification avec les États-Unis, a précisé par la suite l’armée israélienne.
Deux fortes détonations ont été entendues samedi matin à Téhéran par des journalistes de l’AFP, quelques temps après que deux panaches d’une épaisse fumée ont commencé à s’élever dans le centre et l’est de la capitale iranienne.
Le président iranien Massoud Pezeshkian est « sain et sauf », a rapporté ce samedi l’agence de presse officielle Irna, après des frappes israélo-américaines sur Téhéran et plusieurs villes d’Iran. « Le président Massoud Pezeshkian est sain et sauf et il n’a aucun problème », écrit l’agence Irna. Cette information est reprise par les agences Mehr et Isna.
En Israël, le ministère des Transports a annoncé la fermeture « de l’espace aérien israélien aux vols civils » et demandé aux voyageurs « de ne pas se rendre dans les aéroports jusqu’à nouvel ordre ». Depuis le début des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran ces dernières semaines, Israël insiste pour inclure dans toute négociation la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien de l’Iran aux groupes armes de la région, comme les rebelles Houthis du Yémen, le mouvement islamiste libanais Hezbollah ou le Hamas palestinien.Des avions militaires et des missiles aperçus dans l’espace aérien irakien
Des avions militaires et des missiles ont été aperçus traversant l’espace aérien irakien, ont déclaré des témoins et une source militaire à l’AFP. « Nos forces ont détecté des avions de guerre en provenance d’Israël qui ont traversé l’espace aérien au-dessus de Bagdad » et d’autres provinces, a déclaré la source militaire, s’exprimant sous couvert d’anonymat, ajoutant que des missiles avaient également été vus survolant la province septentrionale de Kirkouk.
« Nous avons vu plusieurs missiles voler à basse altitude » près du district de Dakouk, à Kirkouk, ont affirmé deux témoins. Un soldat dans la ville de Ramadi, dans l’ouest de l’Irak, a confié à l’AFP avoir vu des avions de guerre survoler la zone. L’Irak avait annoncé plus tôt la fermeture de son espace aérien. L’armée de l’air jordanienne a annoncé samedi mener des exercices pour « protéger le ciel du royaume »
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, partisan de l’option militaire contre Téhéran, présente depuis vingt ans la République islamique comme une menace existentielle pour Israël. Les États-Unis ont privilégié la voie diplomatique ces dernières semaines, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d’une importante force aéro-navale dans le Golfe et l’envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford.
En juin 2025, Israël et l’Iran se sont livré une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d’Israël ayant visé en premier lieu le commandement militaire iranien ainsi que les lanceurs de missiles et les installations du programme nucléaire. Les États-Unis s’étaient joints à l’offensive de leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens.
Vendredi, Donald Trump a affiché son mécontentement envers l’Iran, mais avait affirmé n’avoir pas pris de « décision finale » sur d’éventuelles frappes, alors que le médiateur omanais s’est targué d’une percée dans les négociations pour éviter la guerre.
TV5Monde / Provinces26rdc.com

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