Iran : quelles options pour les États-Unis en cas d’intervention militaire ?

Le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés au Moyen-Orient, a annoncé lundi 26 janvier l’armée américaine, qui renforce ainsi sa présence dans la région à une période de fortes tensions avec l’Iran. Donald Trump avait assuré la semaine passée qu’une « armada » américaine faisait route vers le Golfe et que Washington surveillait de près l’Iran, où le pouvoir a réprimé dans le sang des manifestations d’ampleur.

Frapper l’Iran nécessiterait de combiner les moyens de l’Air Force et ceux de la marine, comme lors du raid en juin 2025 contre les infrastructures nucléaires. L’ouverture du théâtre de guerre pourrait être du ressort de l’Air Force avec ses bombardiers furtifs B2.

L’objectif serait alors de nettoyer les radars et la défense sol-air iranienne, déjà très éprouvés par de précédents raids israéliens. Ensuite, la supériorité aérienne étant acquise, la flotte américaine depuis la mer d’Arabie devrait tirer ses salves de missiles de croisière Tomahawk. Dans la zone, cinq destroyers américains en sont équipés.

Les missiles ayant une portée de 1 500 kilomètres, les navires américains présents en Méditerranée orientale pourraient aussi cibler Téhéran. La chasse embarquée n’interviendrait qu’en dernier, reste à connaitre leur ambition : une frappe limitée de décapitation ou une campagne plus large.

De leur côté, les Iraniens mettraient certainement toutes leurs forces dans la bataille. Si leur flotte de surface n’est pas une réelle menace, ils possèdent cependant trois sous-marins d’origine russe de classe Kilo et une flotte de minisous-marins susceptibles de contraindre le porte-avions américain à ne pas approcher trop près des côtes.

L’Iran pourrait également miner le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de la consommation mondiale de pétrole.

 


RFI / Provinces26rdc.com

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