L’Iran a démenti jeudi que le manifestant arrêté samedi ait été condamné à mort et puisse être exécuté. Donald Trump a affirmé avoir été informé « par des sources très importantes » que « les tueries ont pris fin ».
L’Iran a démenti jeudi qu’Erfan Soltani, arrêté samedi pendant des « émeutes », ait été condamné à mort et puisse être exécuté, comme le craignaient Washington et des organisations de défense des droits de l’homme.
Mercredi, le président américain Donald Trump a affirmé avoir été informé « par des sources très importantes » que « les tueries ont pris fin » et que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement » pas lieu « . « On observera ça et on verra quelle est la suite », a-t-il ajouté à propos d’une éventuelle action militaire.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a, lui, affirmé qu’il n’y aurait « pas de pendaison aujourd’hui (mercredi) ou demain (jeudi) » dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.
Beaucoup d’étudiants tués
Selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement. « Ce chiffre est un minimum absolu », avertit l’organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations.
Taha Safari avait 16 ans, comme au moins cinq autres victimes. Elle a été tuée à Azna pendant une manifestation le soir du 1er janvier. Selon Amnesty International, le corps de l’adolescente n’a toujours pas été restitué à sa famille par les autorités.
Beaucoup d’étudiants figurent aussi parmi les victimes de cette répression. Cette étudiante en design de 23 ans a été tuée à Téhéran alors qu’elle se rendait à un rassemblement. Ces morts sont identifiés grâce à des images, à un médecin légiste indépendant et par des témoins oculaires. C’est le cas de Rasoul et Reza Kadivarian, deux jeunes frères, dans la région de Jafa-rabad. Ils auraient été ciblé par des agents en civil avec des projectiles en métal alors qu’ils tentaient de bloquer une route.
« Mort à l’Amérique »
Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités ont tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant mercredi à Téhéran une « marche de résistance nationale » et les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres « martyrs » tués. Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l’identification des victimes étant toujours en cours, a précisé un autre haut responsable.
Des banderoles proclamant « Mort à l’Amérique » et des photos du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, émergeaient de la foule, selon un journaliste de l’AFP, de même qu’une photo montrant Donald Trump, le visage ensanglanté, lors d’une tentative d’assassinat dont il a été victime en 2024, avec la légende: « Cette fois il ne manquera pas sa cible ».
RMC / Provinces26rdc.com
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