Ituri : un chef présumé de la FPIC et deux de ses gardes du corps annoncés morts à Nyankunde

De nouvelles violences ont secoué, mercredi 15 juillet dans la soirée, la localité de Nyankunde, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Selon des informations recueillies auprès d’un acteur politique local, un chef présumé d’une faction de la milice Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC), connu sous le nom d’Herode, ainsi que deux de ses gardes du corps, auraient trouvé la mort lors d’échanges de tirs. Ces informations n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle par les autorités.

À en croire cette source, les incidents seraient partis du décès d’une femme enceinte admise au Centre médical évangélique (CME) de Nyankunde pour un accouchement. Son état aurait nécessité une transfusion sanguine qui n’aurait pas pu être réalisée en raison des mesures sanitaires mises en œuvre dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola.

La mort de cette patiente aurait suscité une vive colère au sein de la population. Des jeunes auraient alors pris pour cible le Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Nyankunde, où des actes de vandalisme auraient été enregistrés.

La même source indique que des éléments de la faction FPIC « Chini ya Kilima », active dans cette partie de l’Ituri, seraient intervenus peu après, entraînant des échanges de tirs.

Au cours de ces incidents, Herode se serait rendu sur les lieux afin de ramener le calme parmi ses hommes. Il aurait été atteint par balle avant d’être évacué vers l’hôpital de Nyankunde, où il aurait succombé à ses blessures. Deux de ses gardes du corps auraient également perdu la vie, selon les mêmes informations.

Dans la foulée des affrontements, plusieurs malades pris en charge au Centre de traitement d’Ebola auraient quitté les lieux dans un mouvement de panique qui pourrait constituer un défi supplémentaire pour les équipes engagées dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola, notamment en ce qui concerne le suivi des patients et la prévention de nouvelles contaminations.

Jusqu’à la rédaction de cetarticle, les autorités civiles, militaires et sanitaires ne s’étaient pas encore exprimées sur ces événements. Les circonstances exactes des violences ainsi que le bilan restent donc à être établis officiellement.

 


LePotentiel / Provinces26rdc.com

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