RDC : Jean-Pierre Lacroix s’entretient avec les leaders de Lamuka et du FCC à Kinshasa

Arrivé dimanche soir à Kinshasa, le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, s’est entretenu ce lundi 14 décembre avec les leaders de Lamuka et du Front commun pour le Congo (FCC).

M. Lacroix a reçu Martin Fayulu et Adolphe Muzito, tous deux de Lamuka, plate-forme de l’opposition congolaise. Par la suite, il a échangé le groupe du FCC, représenté notamment par Néhémie Mwilanya et Emmanuel Ramazani Shadary

Pendant son séjour en RDC, il est prévu que Jean-Pierre Lacroix rencontre le président Félix Tshisekedi ainsi que les acteurs de la classe politique congolaise et de la société civile.

Il a également prévu une mission dans l’Est du pays, au Nord-Kivu et Ituri, pour la supervision des actions de l’ONU.

rdcAu cours d’une séance de travail organisée ce lundi 14 décembre 2020 Jean-Pierre Lacroix avec Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont abordé la situation politique en République démocratique du Congo.

Pour les deux leaders de la coalition LAMUKA, il y a une crise politique au pays et il est impérieux de trouver un cadre neutre pour aborder les réformes dont la RDC a besoin d’ici les prochaines élections et l’union sacrée n’en est pas un.

« L’Union sacrée comme structure partisane,  dépendante de Monsieur Tshisekedi égale au FCC-CACH. Voilà pourquoi nous LAMUKA, nous demandons à ce qu’on trouve un espace neutre, paritaire ou nous décidons consensuellement en faveur de tout le peuple afin que les prochaines élections offrent les garanties des transparences et que la volonté du peuple soit respectée », a expliqué Adolphe Muzito à la fin des échanges.

À en croire ces deux personnalités de la coalition LAMUKA, l’actuel parlement n’est pas non plus un cadre propice pour les réformes notamment électorales.

« Faute de légitimité de ce parlement qui se dispute la majorité aujourd’hui entre monsieur Tshisekedi et Monsieur Kabila, il faut un cadre neutre », insiste l’ancien premier ministre Adolphe Muzito.

Selon Muzito et Fayulu, le secrétaire général adjoint des Nations-Unies en charge de maintien de la paix Jean-Pierre Lacroix est d’aussi d’avis que les réformes institutionnelles dont celles de la loi électorale et de la commission électorale nationale indépendante elle-même sont importantes.

Radio Okapi/Provinces26rdc.net

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