La RDC enregistre un déficit prévisionnel de 332 milliards CDF

La note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC) révèle que la RDC a enregistré en termes de recettes publiques des régies financières, un déficit prévisionnel de l’ordre de 332,0 milliards CDF au mois de juin.

Ce déficit prévisionnel résulte des recettes de 1 970,1 milliards FC et des dépenses de 2 302,1 milliards FC suivant le plan de trésorerie. Au cours de cette période, le tableau de suivi de la situation financière de l’État, produit par la Banque centrale du Congo, fait état des recettes provenant des régies financières de l’ordre de 1 467,8 milliards de CDF.

Concernant la mobilisation par régie, la Direction générale des impôts (DGI) a collecté 613,0 milliards de CDF au titre des impôts directs et indirects ; la Direction générale des douanes et accises(DGDA) a rapporté 517,2 milliards avec les droits de douane et les accises.

Quant à la direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD), elle a mobilisé 337,7 milliards de CDF provenant de la parafiscalité, a indiqué la note de la BCC.

Le plan de trésorerie prévisionnel projette les entrées et sorties du Trésor. En juin 2026, il prévoit 1 970,1 milliards CDF de recettes contre 2 302,1 milliards CDF de dépenses, soit un déficit de 332 milliards CDF. Cet écart impose un recours à l’emprunt et risque de retarder les paiements. Il peut aussi peser sur le franc congolais, d’où la vigilance de l’autorité monétaire pour la stabilité macroéconomique.

Pour la BCC, le suivi de cet indicateur est déterminant. Il permet d’anticiper les tensions sur la liquidité, d’ajuster la politique monétaire et de préserver la stabilité macroéconomique.

 2 000 milliards CDF dépensés par l’État 

Le même document renseigne qu’en ce mois de juin, l’État congolais a pu dépenser 2 000 milliards CDF. Les principaux décaissements ont porté sur les salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat, pour 531,7 milliards de CDF, ainsi que sur les frais financiers, estimés à 82,3 milliards de CDF.

De janvier à juin 2026, la trésorerie publique est restée stable. Elle a été alimentée d’une part par des recettes propres de régies financières, et d’autre part par des emprunts sur le marché domestique des bons du Trésor ainsi que sur les marchés internationaux via l’émission d’Eurobonds.

Au premier semestre de l’exercice 2026, la trésorerie de l’Etat reste soutenue par les recettes des régies financières, en sus des ressources mobilisées sur le marché intérieur des valeurs du Trésor et des produits d’émission d’Eurobond sur les marchés internationaux de capitaux, renseigne la note.
En outre, dans la rubrique dépenses, l’exécution budgétaire au premier semestre 2026 s’inscrit dans une tendance haussière. Cette évolution s’explique principalement par l’accroissement des dépenses imprévues et urgentes liées à la défense du pays et à sa souveraineté.

Du côté des dépenses, il s’observe une tendance haussière expliquée principalement par l’expansion des dépenses exceptionnelles liées essentiellement aux impératifs de souveraineté, a précisé la source.

Les dépenses publiques constituent l’un des principaux instruments de politique économique de l’Etat. Elles couvrent la rémunération des agents publics, le fonctionnement des institutions, les investissements en infrastructures, la santé, l’éducation, la défense et la sécurité.

En RDC, cette rubrique reste dominée par les charges courantes, notamment la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat. Suivie de près par la BCC dans sa note de conjoncture économique, l’évolution des dépenses a un impact direct sur la stabilité macroéconomique et le pouvoir d’achat.


Ouragan / Provinces26rdc.com

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