Ce jour-là, un 24 avril 1990, sous un soleil mi-figue mi-raisin, le Marechal Mobutu, 25 ans au pouvoir d’État en République Démocratique du Congo, alors Zaïre, mettait fin au monopartisme, ouvrait la voix au multipartisme et à la Démocratie.
Date historique. L’Union pour la Démocratie et le Progrès asocial (UDPS) fondé illégalement, 8 ans plutôt par un groupe des parlementaires trouva sa légalité jusqu’à prendre sous la direction d’Etienne Tshisekedi, la tête de premier parti d’opposition véritable contre-poids du pouvoir répressif de Mobutu.
Le tombeur de Kasa- Vubu, le tout premier chef de l’Etat congolais (1960-1965) versa les larmes lors de son discours à la cité de la N’Sele. Officiellement, le dictateur justifia son acte par le congé qu’il attendait prendre de la tête du M.P.R (Mouvement Populaire de la Révolution) alors Parti-Etat. L’heure de la Démocratisation du pays avait sonné, un vent qui a soufflé sur l’ensemble du continent noir, après la chute du mur de Berlin consacrant l’effondrement du communisme et la fin de la guerre froide. Mais, démocratiser le Congo, fut un exercice fort difficile pour un dictateur de la taille de Joseph Désiré Mobutu ainsi que des autres chefs d’État africains de la même trempe.
Mobutu a-t-il péché ?
Non, de l’avis des plusieurs analystes qui pensent que la Démocratie est le meilleur système de gouvernance en ce que le pouvoir est géré par le peuple qui se choisit ses dirigeants.
C’est le but même de ces lignes. A en croire ces analystes, 30 ans après le discours du 24 avril, le Congo ne peut certes se frotter les mains, mais il y a lieu de relever des avancées avec l’organisation de trois cycles électoraux. Le chemin qui conduit à la Démocratisation d’une société est plein des rocs, ce qui explique du reste la marche en dents de scie observée en RDC.
Le noeud du problème épingle-t-on réside au niveau de la compréhension du concept et de son application qui demandent le temps et la volonté politique. À l’instar des autres nations démocratiques, la RDC pourrait voir le bout du tunnel si et seulement si, ses dirigeants font le serment de contredire dans les actes, feu Jacques Chirac qui a fait croire que « la Démocratie est un luxe pour les africains ».
Actu 7 / Provinces26rdc.net
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