Le Fonds monétaire international (FMI) a exigé du Gouvernement congolais l’implémentation de trois mesures correctives du Programme de référence. Ce, avant la conclusion du Programme triennal, assorti de la Facilité élargie du credit (FEC). En cas de satisfaction à ces exigences, la conclusion du programme pourrait intervenir avant le 31 décembre 2020.
Tout part de l’évaluation du Staff monitored program (SMP). Les équipes congolaises sous la conduite du ministre des Finances, Sele Yalaguli et celles du FMI ont abouti à un rapport globalement satisfaisant sous réserve des mesures correctives à apporter par le Gouvernement congolais.
Primo. Il s’agit, d’après le Comité de politique monétaire (CPM) du maintient de la stabilité macroéconomique sur la base des engagements pris dans le Pacte de stabilité macroéconomique et monétaire entre le Gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC).
Ce qui renforce la démarche du Gouvernement Ilunkamba qui, par anticipation, s’emploie déjà à éviter tout financement monétaire à la faveur de la gestion sur base caisse. D’où, la nécessité d’élaborer un projet de Budget En même temps, il devrait exécuter les actions préalables requises par la banque mondiale.
Secundo. La consolidation de la transparence minière. Pour parvenir à la conclusion d’un éventuel Programme triennal accompagné d’une Facilité élargie de crédit, le FMI entend voir le Gouvernement congolais rendre publics les récents contrats miniers conclus avec la SOKIMO et la MIBA. Il n’est donc pas exclu que leur publication soit suivie de la résiliation.
Aussi, devrait-il mettre en place la feuille de route dans le cadre de l’ITIE afin d’améliorer davantage la gouvernance minière.
Tertio. Les efforts du Gouvernement devraient être également consentis sur la mise en oeuvre des mesures visant à renforcer la gestion de la dette extérieure.
Cela l’oblige notamment à évaluer formellement les contrats ou obligations du secteur public au travers de la Direction générale de la dette publique (DGDP), à renforcer le suivi de la dette extérieure contractée par les entreprises publiques et à faire l’analyse de la viabilité de la dette.
Par ailleurs, le Fonds monétaire international encourage l’Etat congolais à parachever la restructuration de la Banque centrale du Congo (BCC), laquelle passe, à la faveur de la nouvelle loi en vigueur, par la nomination des commissaires aux comptes, le renouvellement de son Conseil d’administration et la nomination des deux vice-gouverneurs.
Toutes ces exigences, estime un analyste, peuvent être satisfaites avant la fin du mois d’octobre, si et seulement si la Rd Congo s’activait avec célérité pour ne pas faire rater au pays l’opportunité tant attendue depuis 2012.
En rappel, le Staff monitored program (SMP) conclu en octobre 2019 s’est clôturé à fin mai 2020 dans un contexte de crise sanitaire internationale de Covid-19. Ce qui a décalé la dernière évaluation de la mise en oeuvre de ce programme intérimaire.
Grâce à ce dernier, la Rd Congo a pu bénéficier, à deux reprises, de la Facilité rapide de crédit (FRC) d’un montant total de plus de 730 millions USD entre décembre 2019 et mai 2020.
Le rapport satisfaisant de son exécution a pu valider l’accélération des négociations en vue de la conclusion d’un programme triennal avec le FMI.
Zoom – Eco /provinces26rdc.net
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