Le Premier ministre groenlandais, son homologue danoise et le président des États-Unis signeront mardi 22 septembre 2026 l’accord sur le Groenland en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Le texte, qui vise à « renforcer la sécurité dans l’Arctique et dans la région de l’Atlantique Nord », « reconnaît » selon Copenhague la souveraineté et l’intégrité territoriale du royaume du Danemark.
Après l’annonce triomphale de Donald Trump d’un accord « contraignant » sur le Groenland, les formalités avancent. Le Groenland, le Danemark et les États-Unis signeront mardi l’accord sur ce territoire arctique, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, a annoncé lundi 21 septembre dans la soirée le cabinet de la Première ministre danoise. « La cérémonie de signature aura lieu dans le bâtiment des Nations unies, à 10 h 30, heure locale (14 h 30 GMT) », est-il précisé dans un communiqué.
L’accord, « visant à renforcer la sécurité dans l’Arctique et dans la région de l’Atlantique Nord », sera signé par le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le président des États-Unis Donald Trump.
Ce dernier avait provoqué une crise majeure avec les Européens en menaçant de rattacher purement et simplement aux États-Unis le territoire autonome danois à la position stratégique et aux ressources convoitées.
« Un bon accord du point de vue danois »
Cet accord, annoncé vendredi par Donald Trump, n’a pas encore été publié. Mais il « reconnaît » la souveraineté et l’intégrité territoriale du royaume du Danemark, ainsi que le droit du peuple groenlandais à l’autodétermination, a réaffirmé la Première ministre danoise lundi soir auprès de médias danois.
Il s’agit d' »un bon accord du point de vue danois », a-t-elle dit depuis New York à la radio DR. « Et lorsque c’est bénéfique pour les pays nordiques et pour la sécurité dans la région arctique, c’est également bénéfique pour l’Otan et pour l’Europe. »
Selon Washington, le texte garantit que la Chine et la Russie ne pourront pas implanter de bases militaires au Groenland, ni y réaliser des investissements sensibles sans son accord. Il ouvre également la voix à un renforcement de la présence militaire américaine.
« C’est quelque chose sur lequel nous sommes d’accord avec les Américains depuis très, très longtemps : la région arctique, l’Atlantique Nord, constituent une zone de défense importante pour tous les membres de l’alliance de l’Otan », a encore déclaré Mette Frederiksen lundi soir.
AFP / France 24 / Provinces26rdc.com
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