Le Hezbollah lie la fin des opérations israéliennes à un accord entre Washington et Téhéran

Il exclut catégoriquement tout désarmement imposé de son organisation.

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, estime qu’un accord entre les États-Unis et l’Iran représente la meilleure chance de mettre fin aux opérations israéliennes contre le Liban. Dans une lettre adressée aux membres de l’organisation terroriste chiite, il affirme que la voie diplomatique entre Washington et Téhéran pourrait peser directement sur le front libanais, où les tensions restent vives.

Naïm Qassem rejette toutefois catégoriquement toute formule négociée avec Israël qui inclurait un désarmement du Hezbollah. « Personne en dehors du Liban n’a son mot à dire sur les armes, la résistance ou l’organisation des affaires internes du Liban », déclare-t-il. « Il s’agit d’une affaire intérieure libanaise, qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi. »

Le chef du Hezbollah affirme que son mouvement est prêt à coopérer avec le gouvernement libanais autour de cinq objectifs : la fin des opérations israéliennes, le retrait de Tsahal, la libération de prisonniers libanais, le retour des civils dans le sud du Liban et la reconstruction des zones touchées. Il assure également soutenir le déploiement de l’armée libanaise au sud du fleuve Litani, une zone au cœur des arrangements sécuritaires prévus depuis des années.

Mais derrière cette ouverture affichée, le message reste celui de la confrontation. Naïm Qassem prévient que si les combats se poursuivent, le Hezbollah pourrait transformer le Liban en « enfer » pour Israël. « Nous répondrons à l’agression et aux violations, et nous ne reviendrons pas au statu quo d’avant le 2 mars », menace-t-il.

Cette déclaration intervient alors que les discussions régionales autour d’un possible accord irano-américain sont suivies de près par Israël, le Liban et les acteurs internationaux. Pour le Hezbollah, la séquence actuelle est une tentative de préserver son arsenal tout en se présentant comme un acteur incontournable de l’équilibre libanais. Pour Israël, au contraire, la question du désarmement du Hezbollah demeure centrale dans toute perspective de stabilisation durable au nord.


i24News / Provinces26rdc.com

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