Le Parlement européen donne son feu vert au lancement du projet d’euro numérique

Cet euro numérique, attendu pour 2029, est calqué sur le fonctionnement des euros classiques. Mais il doit permettre de contourner les acteurs américains Visa et Mastercard, et ainsi renforcer la souveraineté de l’UE dans le secteur des paiements.

C’est la première fois que le Parlement européen procède mardi 23 juin, à la mi-journée, à un vote sur le projet d’euro numérique. Le comité des affaires économiques a donné son feu vert à l’ouverture de négociations avec les Etats membres. Ces discussions pourraient démarrer à la rentrée.

L’euro numérique d’une déclinaison virtuelle de la monnaie unique européenne, dont la mise en place est attendue pour 2029. L’euro numérique se veut à la fois pratique, simple d’utilisation et totalement complémentaire des moyens de paiement que l’on connaît aujourd’hui.

Le fonctionnement de l’euro numérique se veut calqué sur celui des euros classiques. Lorsqu’on retire une somme dans un distributeur, on obtient des billets. De la même manière, lorsqu’on retirera en ligne des euros numériques de son compte bancaire, ils seront placés dans un portefeuille numérique accessible en ligne ou hors ligne sur son téléphone, ou via sa carte bancaire.

Des transactions instantanées et moins chères

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde, auditionnée lundi après-midi au Parlement européen, a bien insisté sur un point : ce nouvel euro numérique complétera, mais ne remplacera pas les euros en espèces. « Les billets en euros continueront de circuler aussi longtemps que les citoyens européens voudront les utiliser, a-t-elle précisé. L’euro numérique ne les remplacera pas. Absolument pas. »

La Banque centrale européenne espère pouvoir émettre ses premiers euros numériques en 2029, quand les législateurs européens en auront validé le principe. Les transactions seront instantanées et moins chères, car elles ne transiteront pas par des sociétés comme Visa ou Mastercard qui appliquent au passage leurs commissions. Une question de souveraineté, estiment les partisans de l’euro numérique, qui veulent ainsi se rendre moins dépendants des grands acteurs américains du secteur des paiements.


france info / Provinces26rdc.com

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