L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) a mis en garde, samedi 29 mars 2025, les agriculteurs de Mayangose, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu) contre tout empiètement du parc des Virunga, dans un communiqué consulté le même jour par l’ACP.
« Mayangose est une partie incontestable du Parc des Virunga, dont les frontières sont clairement établies par la loi. Toute activité agricole dans cette zone expose ses auteurs à des poursuites pour crime environnemental », a prévenu Bienvenu Bwende, porte-parole de l’ICCN dans ce document, invitant les populations à se conformer à la législation en vigueur.
La source renseigne par ailleurs que cet avertissement fait suite à la destruction récente de champs cultivés illégalement et à l’arrestation de plusieurs paysans, lors d’une réunion de sensibilisation tenue mardi avec les représentants des communautés locales.
Le porte-parole de l’ICCN a ainsi exprimé son inquiétude face à l’ampleur des défrichements dans cette aire protégée.
Il a également dénoncé les transactions foncières frauduleuses dans la zone, qualifiées d’« escroquerie » dont les agriculteurs, déjà vulnérables en raison des multiples crises en cours, sont les principales victimes.
L’institution environnementale a, en outre, réaffirmé l’importance du respect des limites légales du parc, garantes selon elle de la stabilité régionale.
Cette mise en garde s’inscrit dans un paysage de tensions persistantes entre préservation écologique et impératifs agricoles dans cette région, où le parc des Virunga, joyau naturel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, reste sous pression constante.
Tshopo : le gouvernement provincial interdit la capture et le commerce de perroquets

Le gouvernement provincial de la Tshopo a officiellement interdit la capture et la commercialisation des perroquets sur l’ensemble de son territoire.
Cette mesure a été annoncée dans un arrêté provincial signé par le gouverneur Paulin Lendongolia, dont une copie a été consultée par MediaCongo Press (MCP) ce mardi 25 mars 2025.
Dans ce document, les autorités justifient leur décision par la nécessité de renforcer les mesures de protection déjà mises en place par la ministre d’État en charge de l’Environnement, qui interdisent également le commerce de ces oiseaux.
Une espèce menacée
Selon des sources proches de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), entre 2 000 et 3 000 perroquets quittent chaque mois la ville de Kisangani à destination de Kinshasa.
Sans une réglementation stricte, cette espèce pourrait disparaître de l’écosystème local, alertent les experts. Ces oiseaux, particulièrement fragiles, subissent en effet un taux de mortalité élevé : sur 100 perroquets capturés, seuls 30 à 40 % survivent durant le transport.
Avec l’entrée en vigueur de cet arrêté, le transit des perroquets via Kisangani, notamment en provenance du Maniema, devient bien plus risqué et coûteux pour les trafiquants.
Cette décision s’inscrit dans une politique de préservation de la biodiversité, alors que la RDC fait face à une hausse du trafic illégal d’espèces protégées.
ACP / Provinces26rdc.com
Des perroquets