Dans une déclaration faite mardi 18 avril à Kinshasa, le Réseau Contre le Terrorisme (RCT) exige une justice pénale contre les plus hauts responsables du M23 et de l’armée rwandaise. Ces derniers sont accusés de massacres perpétrés dans les localités de Kishishe et Bambo, au Nord-Kivu.
Ces tueries ont été commises entre le 29 et le 30 novembre 2022, puis le 14 avril 2023.
En effet, le Réseau Contre le Terrorisme appelle le gouvernement congolais à solliciter l’appui de la communauté internationale pour que celle-ci collabore avec le procureur de la CPI en vue de l’arrestation des auteurs de ces massacres.
Selon le Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’homme, plus de 170 habitants de Kishishe et Bambo ont été tués. Me Hubert Tshiswaka, l’un des signataires de la déclaration, indique que « jusque-là, la RDC n’arrive pas à arrêter les responsables de ce drame ».
Ainsi, le RCT estime que, dans le cadre des accords de Rome, la plus haute instance judiciaire internationale a la qualité d’agir et d’arrêter les responsables du M23. Il rappelle le cas de Jean Bosco Taganda et bien d’autres.
Cependant, le RCT prévient qu’il n’acceptera aucune négociation politique avec les agresseurs. Pour lui, les discussions risquent de soustraire les présumés auteurs des crimes internationaux de leurs responsabilités pénales. Le réseau craint qu’à l’issue des négociations, les auteurs des crimes intègrent l’armée congolaise. Ce qui risque de favoriser l’impunité des crimes graves et entretenir le cycle des violences meurtrières à l’Est de la RDC.
Enfin, les membres de ce réseau signalent la découverte, par des ONG des droits humains et des médias, des fosses communes et des ossements humains dans la zone contrôlée par le M23. Des révélations faites une semaine après le départ des troupes du M23 de cette partie de la RDC.
Magazine La Guardia / Provinces26rdc.com
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