À dix jours des élections américaines de mi-mandat, l’ancien président, en meeting pour soutenir les candidats du parti démocrate, a qualifié le mandat de Donald Trump de « deux années de chaos, de cruauté, de corruption et d’incompétence jamais vus à l’ère moderne ».
Des milliers de personnes crient et battent des mains pour accueillir l’ancien président américain. « Ça fait du bien de revenir ! » lance Barack Obama devant le public de Cleveland, dans l’Ohio, ce samedi 24 octobre. Celui qui redécouvre les foules de ses anciennes campagnes présidentielles vient remotiver les candidats démocrates de l’Ohio, Sherrod Brown et Amy Acton, où ils font course en tête de quelques points, dix jours avant les midterms (élections de mi-mandat) du 3 novembre. « Ne procrastinez pas, ne vous dérobez pas », insiste-t-il devant les électeurs de l’Ohio, qui peuvent déjà voter par anticipation.
Devant le public qui l’acclame, l’occasion est aussi belle pour Barack Obama, qui à 65 ans, reste l’un des rares responsables politiques à la popularité solide, de s’en prendre à son successeur Trump avec humour et virulence : « Il a fait en sorte que la Maison-Blanche ressemble à ce que ce serait si Saddam Hussein avait ouvert un cheesecake factory. Il devrait présenter une émission de rénovation immobilière », plaisante-t-il, avant d’imputer directement à Donald Trump la hausse du coût de la vie et une succession de « décisions désastreuses » : « Surtout, il a décidé de déclencher une guerre inutile, que personne n’a demandée. »
« Deux années de chaos, de cruauté, de corruption et d’incompétence »
L’heure, pour Barack Obama, est à la mise à terme du pouvoir de Donald Trump. « Après deux années de chaos, de cruauté, de corruption et d’incompétence jamais vus à l’ère moderne, vous avez une chance de dire : ça suffit ! » a lancé l’ancien président devant ses partisans.
Barack Obama s’est ensuite rendu à Detroit, dans le Michigan, appelé pour soutenir le candidat démocrate au Sénat, Abdul El-Sayed, devant 4 300 sympathisants. Dans cette ville à l’importante population afro-américaine, le candidat, médecin épidémiologiste de 41 ans, figure dans les enquêtes d’opinion au coude-à-coude avec le républicain Mike Rogers.
La riposte de Donald Trump n’a pas tardé : il a qualifié son prédécesseur de « grossièrement incompétent » sur son réseau Truth Social. Il l’a notamment accusé d’avoir « versé des milliards de dollars à l’Iran et facilité son accès à l’arme nucléaire », en référence à l’accord conclu en 2015 entre Washington et Téhéran, qui prévoyait un allègement des sanctions en échange d’une limitation drastique des activités nucléaires iraniennes.
Donald Trump avait retiré les États-Unis de cet accord lors de son premier mandat et imposé des sanctions, y compris contre les pays importateurs du pétrole iranien.
Le Point/Provinces26rdc.com
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