Ce mercredi 22 avril 2026, selon une analyse de Goldman Sachs, consultée le pays risque de perdre jusqu’à 125 000 tonnes de cuivre si les difficultés d’accès aux intrants chimiques essentiels à l’exploitation minière se prolongent.
La République démocratique du Congo, premier producteur africain de cuivre, pourrait enregistrer un recul notable de sa production en 2026, dans un contexte marqué par des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement.
Ces produits, indispensables au traitement du minerai, accusent actuellement des retards logistiques liés à la désorganisation des flux commerciaux mondiaux, combinée à un durcissement des restrictions commerciales.
Les tensions géopolitiques contribuent également à fragiliser l’approvisionnement. Le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran perturbe le transport de matières premières stratégiques, notamment via le détroit d’Ormuz, un corridor clé pour les échanges énergétiques mondiaux.
court terme, les opérateurs miniers présents en RDC disposent encore de stocks couvrant deux à trois mois d’activité. Toutefois, si les perturbations se prolongent au-delà du mois de mai et s’étendent en juin, l’impact sur la production pourrait se matérialiser pleinement. Dans ce scénario, Goldman Sachs anticipe une contraction d’environ 125 000 tonnes sur l’ensemble de l’année 2026.
Ce choc d’offre pourrait néanmoins être partiellement amorti par une baisse attendue de la demande mondiale, estimée à 140 000 tonnes, dans un contexte de ralentissement économique global.
Si cette contraction de la demande est susceptible de limiter les tensions sur les prix, elle ne devrait pas neutraliser les effets négatifs sur les volumes exportés par la RDC.
Pour les finances publiques congolaises, fortement dépendantes des recettes minières, l’enjeu est de taille. Une baisse prolongée de la production de cuivre pourrait affecter les exportations, réduire les entrées de devises et, à terme, fragiliser l’équilibre budgétaire.
Il sied de noter qu cette situation intervient alors que le cuivre demeure un métal stratégique, au cœur des investissements liés à la transition énergétique, notamment dans les infrastructures électriques, les véhicules électriques et les technologies bas carbone.
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