Une nouvelle qui risque de bouleverser les plans de nombreux parents et élèves : la rentrée scolaire prévue pour ce lundi 2 septembre sur toute l’étendue du territoire national pourrait être reportée. Cette proposition a été émise par Bob Amiso, ministre provincial des Transports, lors d’un entretien avec le ministre national du transport, Jean-Pierre Bemba, le mercredi 28 août.
À l’origine de cette requête, l’évolution alarmante de l’épidémie de Mpox dans la capitale congolaise. En effet, le nombre de cas suspects a connu une hausse vertigineuse, passant de 81 à plus de 111 en seulement 24 heures. Parmi ces cas, 31 ont déjà été confirmés, selon les derniers chiffres communiqués par le ministre provincial de la Santé, Pratricien Gongo.
Face à cette propagation rapide du virus, le ministre provincial des Transports estime qu’il est nécessaire de prendre des mesures supplémentaires pour protéger la santé des élèves et de leurs familles. Le report de la rentrée scolaire apparaît ainsi comme une solution envisageable.
Jean-Pierre Bemba, pour sa part, s’est engagé à soumettre cette proposition au gouvernement lors du prochain conseil des ministres. La décision finale reviendra donc aux autorités nationales. En attendant, il exhorte chacun à rester vigilant et à respecter les mesures barrières pour limiter la propagation du virus.
Kwilu : 30 morts de suite d’une maladie d’origine encore inconnue à Kiaka (chefferie)

Au total, 30 personnes sont mortes dans différents villages du groupement Kiaka, secteur Niadi-Nkara, territoire de Bulungu, province du Kwilu dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC). Des décès enregistrés depuis le mois de mars 2024 jusqu’à ce jour. Elles meurent toutes d’une maladie encore inconnue qui se manifeste par le gonflement des jambes.
Adelin Nsukami Mukubi, chef de groupement Kiakia qui a livré cette information jeudi 29 août 2024 à Media Congo Press (MCP) lors d’un entretien, l’assimile à l’ulcère de Buruli mieux connu sous le nom de mbasu.
« Parmi les victimes figurent les jeunes, les femmes et les hommes. En ce moment, il y a d’autres malades qui suivent des soins de façon traditionnelle. Cette maladie est généralement connue en Kikongo sous le nom de ‘Mbasu’ et en Kiyansi sous le nom de ‘Nkena’. Souvent des gens guérissent grâce à la médecine traditionnelle », a expliqué le chef de groupement Kiakia.
Il a regretté le fait que cette maladie dite »Mbasu » en Kikongo ait pris les allures d’une épidémie dans ce groupement de 14 villages.
« Lorsque quelqu’un est atteint, sa jambe gauche ou droite commence à gonfler. Après ce sont de plaies qui apparaissent. Quelques jours plutard la victime meurt », élucide le chef de groupement.
Contacté à ce sujet, Samy Lundu, infirmier titulaire d’un centre de santé local, dit ne pas connaître l’origine de cette maladie qui a emporté plus de 20 personnes depuis mars dernier
Tshopo : 23 cas de Mpox confirmés parmi les détenus de la prison centrale de Kisangani

23 cas de variole de singe ou Mpox ont été confirmés ce vendredi 30 août dans la prison centrale de la ville de Kisangani, province de la Tshopo. C’est ce qui ressort de la réunion de riposte Mpox organisée par l’équipe de la division provinciale de la santé, les médecins des zones de santé et les partenaires. Une nouvelle qui suscite la crainte d’une propagation rapide de la maladie dans cette maison carcérale surpeuplée et aux conditions sanitaires précaires.
Selon les autorités sanitaires, la promiscuité et les mauvaises conditions hygiéniques sont parmi les causes de la propagation de la maladie dans cet établissement pénitentiaire d’une capacité d’accueil de 500 prisonniers, mais qui compte aujourd’hui près de 1.222 détenus.
Le docteur Bienvenu Ikomo, chef de la division provinciale de la santé de la Tshopo, a confirmé le déploiement des équipes médicales pour effectuer la désinfection de la prison, les dépistages d’autres cas suspects ainsi que la prise en charge des cas confirmés.
« Au niveau de la prison centrale, il y avait 87 cas suspects et sur les 87, nous avons validé 23 cas dont un cas grave transféré au centre de traitement des épidémies. Les 22 cas sont pris en charge localement au niveau de la prison centrale. Ce vendredi, nous nous sommes rendus à la prison centrale après une réunion de la riposte Mpox, et nous avons mis en place des équipes d’intervention pour renforcer la prévention et le contrôle des infections. Nous avons également mis en place une équipe de prise en charge et une équipe de psychologues. Les investigations et les dépistages des contacts continuent », a-t-il déclaré.
La province de la Tshopo figure parmi les 5 provinces les plus affectées par la variole de singe ou Mpox en République démocratique du Congo.
Kasaï-Central : un premier cas suspect de Mpox détecté à Dibaya

La province du Kasaï-Central vient d’enregistrer son premier cas de la maladie Monkey Pox (variole de singe). L’information est confirmée par le ministère provincial de la Santé à travers un communiqué rendu public dans la soirée du jeudi 29 août.
Le communiqué indique que ce cas suspect est détecté dans la zone de santé de Bukonde située en territoire de Dibaya.
Face à cette situation critique, le ministère appelle l’ensemble de la population à observer rigoureusement les mesures de prévention établies afin de limiter la propagation de cette maladie à fort potentiel mortel. Entre autres mesures : se laver fréquemment les mains à l’eau propre et au savon, ou utiliser un gel hydroalcoolique ; s’assurer que la viande est bien cuite avant consommation ; éviter tout contact physique ou sexuel avec des personnes présentant des signes de Monkey Pox ; éviter tout contact avec des liquides corporels contaminés ou des surfaces souillées par les malades ; ne pas manipuler ni consommer la viande d’un animal malade ou trouvé mort ; ne pas toucher aux dépouilles des personnes suspectées d’avoir succombé à la maladie.
Ci-dessous, le communiqué du ministère provincial de la Santé du Kasaï-Central signé par le gouverneur de province :

Le Quotidien / Provinces26rdc.com
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