Nord-Kivu : une attaque attribuée aux ADF fait un mort et provoque un déplacement massif à Lubero

Une nouvelle incursion attribuée aux rebelles ADF a endeuillé le secteur de Bapere, dans le territoire de Lubero, mardi 3 novembre. Un enfant a été tué et une dizaine de maisons incendiées dans le village de Maikengu, poussant de nombreux habitants à fuir vers les localités voisines, sur fond de craintes sanitaires liées à l’épidémie d’Ebola.

Le village de Maikengu, situé dans le groupement Bapakombe, secteur de Bapere, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), a été la cible d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF, mardi 3 novembre 2026. Le bilan provisoire fait état d’un enfant tué et d’une dizaine d’habitations incendiées. L’inaccessibilité de la zone ne permet toutefois pas encore d’établir l’ampleur exacte des dégâts humains et matériels.

L’incursion s’est produite aux environs de 7h30. D’après les témoignages recueillis localement, les assaillants ont pillé plusieurs biens avant de mettre le feu aux maisons. Face à cette violence, les habitants ont abandonné leurs domiciles pour chercher refuge dans les localités voisines, notamment Kambau, Cantine, Mabalako et Njiapanda.

À Kambau, située à plus de quatre heures de marche de Maikengu, l’attaque a entraîné l’arrêt des activités. Les élèves qui se rendaient à l’école ont notamment été contraints de rebrousser chemin.

Au-delà du bilan sécuritaire, cette nouvelle vague de déplacements soulève des préoccupations sanitaires dans une région déjà confrontée à l’épidémie de maladie à virus Ebola. Le président de la société civile du secteur de Bapere, Kakule Kagheni Samuel, craint que les mouvements de population ne favorisent une propagation de la maladie. Selon lui, certains habitants ont parcouru plus de vingt kilomètres à pied avant de rejoindre des familles d’accueil, sans que leur état de santé ait pu être vérifié.

Pour cet acteur de la société civile, la répétition des incursions dans cette partie du territoire révèle la persistance des itinéraires empruntés par les groupes armés. Il appelle les autorités à prendre des mesures pour mettre fin à cette insécurité qui contraint régulièrement les populations à fuir leurs villages.

La société civile réclame ainsi un renforcement du dispositif sécuritaire et le rétablissement effectif de l’autorité de l’État dans cette zone. Elle invite également les habitants à collaborer étroitement avec les services de sécurité afin de contribuer à la prévention de nouvelles attaques.

 


Infos27/Provinces26rdc.com

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