Les réactions continuent de tomber en République démocratique du Congo au sujet de la proposition de Noël Tshiani, ancien candidat à l’élection présidentielle de décembre 2018, au sujet de l’accès à la magistrature suprême.
La dernière en date est celle de l’épouse de l’ex-président de la République Joseph Kabila Kabange. Se confiant à la presse le dimanche 30 mai 2021 à Lubumbashi à l’issue d’une messe organisée par les « Femmes du Haut-Katanga » en faveur des Congolais de Goma, Marie-Olive Lembe Kabila a affirmé que cette initiative ne conduira le pays nulle part.
« Si moi je me permets de parler, c’est parce qu’involontairement, je me suis retrouvée leader d’opinion quand-même parmi les femmes du Congo. Joignons-nous chers compatriotes, unissons-nous. Des querelles inutiles, des rejets, de choix soit disant de congolité et consorts, ça ne nous amènera nulle part. Ça risque de provoquer notre chute encore une fois. Et pourtant, nous avons déjà pris un très bel élan avec tout ce que mon mari Joseph Kabila Kabange a consenti comme sacrifice, de façon à ce que nous en arrivions là. Nous n’avons pas besoin de reculer. Je pense que le peuple congolais dans son entièreté est d’accord avec moi que c’est mieux de mettre une brique au-dessus de celle qu’on trouve au lieu de la détruire quand on ne sait même pas où est-ce qu’on va aller trouver une pierre de sable. Nous devons faire attention », a fait savoir Olive Lembe.
Dans la foulée, la présidente de la Fondation Initiative Plus a rappelé que rien n’est éternel ici bas sur la terre.
« Chaque chose a un début et une fin. C’est même la bible qui nous enseigne cela. Nous-mêmes être humain, nous naissons et nous mourrons, pour dire qu’il n’y a rien d’éternel ici sur la terre de Dieu », conclut-elle.
Pour rappel, plusieurs acteurs sociopolitiques ne cessent de monter au créneau pour rejeter la proposition de Noël Tshiani sur l’accès à la présidence de la République. C’est notamment le cas de Moïse Katumbi Chapwe, président du parti politique Ensemble pour la République qui, d’après certains observateurs et ses proches, est la cible principale de cette proposition.
Cependant, Noël Tshiani soutient haut et fort que sa proposition ne vise pas un individu. Joint le 27 mars dernier par, cet ancien haut fonctionnaire de la Banque Mondiale a indiqué que la quintessence de sa proposition est de s’assurer de la loyauté totale du chef de l’État au pays et au peuple congolais.
C’est aussi pour préserver le pays qui est entouré de 9 voisins dont certains ont eu des velléités d’occupation de son sol, contre toute sorte d’infiltration au sommet de l’État.
« Nous avons près de 10 millions de congolais dans la diaspora. Beaucoup de ces compatriotes qui sont des congolais de souche et qui avaient adopté des nationalités étrangères pour des raisons de convenance, doivent recouvrer la nationalité congolaise qu’on ne doit pas perdre même si l’on a pris une ou plusieurs nationalités étrangères. Il y a aussi des enfants nés des couples mixtes entre congolais et étrangers. Ces enfants sont des congolais à part entière et ont droit de jouir de tous les droits, à l’exception de l’accès à la présidence de la république. L’accès à la présidence de la RDC doit être réservé aux congolais nés des mères et pères congolais. Cette proposition vise à s’assurer de la loyauté totale du chef de l’État à la Nation et au peuple congolais« , avait-il déclaré.
Dans ce contexte où les réformes électorales sont exigées par plusieurs, l’auteur du « Plan Marshall pour la RDC » a souligné que sa démarche est opportune d’autant plus qu’elle participera à la consolidation de la démocratie en corrigeant « certaines imperfections contenues dans la constitution de la RDC et la loi électorale. » D’où, Noël Tshiani a invité les deux chambres du parlement à s’y pencher en urgence.
loi Tshiani : Olive Lembe s’oppose « pas besoin de querelles unitiles car notre pays a déjà pris l’élan avec tout ce que mon mari Joseph Kabila a consenti »

En Republique Démocratique du Congo , la question de la nationalité pour être présidentiable continue de refaire surface à deux ans et demi de la fin du mandat de Félix Tshisekedi.
La récente réaction est de l’épouse de l’ex président Joseph Kabila qui s’est exprimée lors d’un rassemblement à Lubumbashi .
A en croire Olive Lembe , cette polémique n’a pas sa raison d’être au moment où le pays est unifié grâce à son époux Joseph Kabila .
« Si moi je me permets de parler, c’est parce que involontairement, je me suis retrouvée leader d’opinion quand-même parmi les femmes du Congo. Joignons-nous chers compatriotes, unissons-nous. Des querelles inutiles, des rejets, de choix soit disant de congolité et consorts, ça ne nous amènera nulle part. Ça risque de provoquer notre chute encore une fois. Et pourtant, nous avons déjà pris un très bel élan avec tout ce que mon mari Joseph Kabila Kabange a consenti comme sacrifice, de façon à ce que nous en arrivions là. Nous n’avons pas besoin de reculer. Je pense que le peuple congolais dans son entièreté est d’accord avec moi… » a t-elle dit .
La tension est forte
Noël Tshiani a fait une proposition de loi selon laquelle « ne peut être candidat président de la République que celui qui est né de père et mère congolais ». Un sujet qui préoccupe particulièrement le camp de Moïse Katumbi dont sa nationalité avait déjà fait l’objet des débats avant la présidentielle de 2018.
La Constitution de la RDC stipule en son article 10 que « la nationalité congolaise est soit d’origine, soit d’acquisition ». Elle est d’origine si l’un ou les deux parents sont congolais.
Noël Tshiani, ancien candidat à la présidentielle de 2018 veut faire modifier cette disposition. Il propose que le candidat à la présidence soit désormais « né de père et de mère congolais » : « Nous voulons nous assurer que nous n’allons pas permettre l’accès aux fonctions de souveraineté à des gens dont on n’est pas sûr de leur loyauté totale à l’égard de notre pays. Ce n’est pas pour les élections de 2023 tout simplement. »
« Il faut que l’on respecte la Constitution du pays »
Dans le camp de Moïse Katumbi, on estime que cette proposition de loi sur la nationalité vise à écarter son leader de la course à la présidentielle de 2023. Pour sa part, Moïse Katumbi rappelle que la question de la nationalité est déjà réglée par la Constitution : « Nous ne devons pas faire marche arrière dans le pays. Il faut que l’on respecte la Constitution du pays. S’il y a de l’injustice, nous allons le dénoncer, nous allons nous défendre. Et cette division ou mieux distraction, nous ne pouvons jamais l’accepter. »
Dans le même temps, Moïse Katumbi clôturait à Lubumbashi les activités du lancement officiel de son nouveau parti politique « Ensemble pour la République ».
Concernant la proposition de loi sur la nationalité, elle est encore entre les mains des députés des différents regroupements politiques, indique son initiateur Noël Tshiani, sans donner davantage de précisions. Il espère qu’elle sera déposée au bureau de l’Assemblée nationale au courant de la session parlementaire en cours.
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