Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est reçu par Emmanuel Macron ce lundi 1er décembre à l’Élysée alors que les discussions diplomatiques se multiplient. Aux Etats Unis, avec les Ukrainiens, mardi en Russie où un émissaire américain doit rencontrer Vladimir Poutine. Et même si Donald Trump assure qu’un accord est proche, les Ukrainiens ne partage pas son optimisme.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est attendu ce lundi matin à l’Élysée. Il doit rencontrer Emmanuel Macron alors qu’une équipe de négociateurs ukrainiens s’est rendue dimanche aux Etats-Unis pour discuter sécurité et reconstruction du pays avec des hauts responsables américains.
Dimanche soir Donald Trump a estimé qu’il y avait « de bonnes chances » pour un accord de paix. Son émissaire, Steve Witkoff, doit s’envoler ce lundi pour Moscou où il doit rencontrer mardi Vladimir Poutine.
Des discussions après la présentation surprise, le 20 novembre, d’un plan de paix russo-américain. Le texte présenté par les Etats-Unis a été jugé favorable aux demandes russes, mais dénoncé, en Europe, comme une capitulation. Il a été amendé la semaine dernière à Genève.
« Tous les jours, vous avez des morts… »
Les réunions, les sommets s’enchaînent, mais la paix semble lointaine pour Grégory. “On veut y croire”, souffle-t-il. Il s’arrête, ému. Le Français vit à Dnipro, dans l’est de l’Ukraine, depuis plus de 15 ans.
“Tous les jours, vous avez des morts. Vous avez 14-15 heures de coupures d’électricité par jour, vous n’avez pas de chauffage alors qu’il fait déjà -10 degrés. Et quand on vous dit qu’ils ont des exigences, qu’ils veulent ça, et que le lendemain, ils veulent autre chose, c’est dur au jour le jour”, appuie-t-il.
Un soutien indispensable mais pas suffisant
Ces habitants ont l’espoir d’un accord le moins pire possible. “On n’a pas le choix. Les gens n’ont pas d’autres pays que celui-ci. Ils sont obligés de tenir même quand ils ne peuvent plus tenir”, assure Maryna. Elle a décidé de s’engager dans l’armée.
“Il y a 20% du territoire ukrainien qui est occupé. Ma ville natale, aujourd’hui, est à 17 km de la ligne de front. Donc ma ville peut disparaître alors que mes parents vivent toujours là-bas. Mon école peut disparaître, ma maison peut disparaître”, déplore-t-elle.
Le soutien de l’Europe est indispensable selon Natalia. “Emmanuel Macron peut conseiller Volodymyr Zelensky, mais ce n’est pas suffisant parce que sans l’aide américaine, l’Ukraine peut tenir, mais pas gagner la guerre”, dit-elle avant de confier sa colère et son désespoir.
RMC Sport/Provinces26rdc.com
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