Les deux pays ennemis n’ont pas trouvé de terrain d’entente lors des négociations au Pakistan. L’un des points de divergence entre Washington et Téhéran est l’avenir du nucléaire iranien.
J.D. Vance s’est présenté à la presse le visage fermé, dimanche 12 avril. « Nous rentrons donc aux États-Unis sans avoir trouvé d’accord », a déclaré le vice-président américain. Absence de promesses sur le long terme, atmosphère de suspicion et de méfiance : la journée de négociations entre Washington et Téhéran s’est déroulée sous haute tension.
Sur la table des discussions, un plan d’une dizaine de points dont certains auraient déjà été acceptés par les deux partis. Les États-Unis auraient accepté de signer un traité de non-agression avec l’Iran et ses alliés, et qu’un cessez-le-feu soit décrété entre Israël et le Liban. Seule demande dont la réponse reste floue : le déblocage de plus de 100 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés. Téhéran fait cependant état de demandes américaines déraisonnables. Il refuse notamment de céder le contrôle du détroit très stratégique d’Ormuz depuis l’entrée en vigueur de la trêve.
« Personne ne s’y attendait »
Autre point de divergence : l’avenir du nucléaire iranien. Donald Trump veut empêcher l’Iran d’enrichir de l’uranium, susceptible d’avoir des usages civils mais aussi militaires. Faut-il voir en cet échec la fin de toute négociation entre les deux pays ? L’Iran laisse sous-entendre qu’une porte resterait ouverte. « Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session. Personne ne s’y attendait », a affirmé Esmaeil Baqaei, le porte-parole de la diplomatie iranienne.
Le processus de paix est appuyé par le Pakistan, médiateur dans la résolution de ce conflit. Selon des sources américaines, l’administration de Donald Trump ne serait pas prête à s’engager dans des négociations longues et complexes avec l’Iran.
France TV Info / Provinces26rdc.com
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