Depuis la nomination de Sama Lukonde Kyenge au poste de Premier ministre, plusieurs réactions fusent de partout pour féliciter le nouveau chef du gouvernement. L’activiste des droits de l’homme Georges Kapiamba demande au nouveau locataire de la primature de faire de la protection des droits humains et la recherche du bien commun le socle de son action pour le bien-être de la population congolaise.
« Je félicite Jean-Michel Sama Lukonde pour sa nomination au poste de Premier ministre et lui souhaite meilleurs succès. Que la protection des droits humains et la recherche permanente du bien commun soient au cœur de son action quotidienne », a écrit Georges Kapiamba sur son compte Twitter.
De son côté, l’élu de la Funa Patrick Muyaya souhaite que le Premier ministre apporte le leadership technique en complément au leadership politique du président pour former une équipe resserrée et porter le vent du brisement autour de 3 réformes principales : électorales, économiques et sécuritaires.
Pour le député national Claudel Lubaya, le nouveau Premier ministre Sama Lukonde doit redonner l’espoir, restaurer l’autorité de l’État, gouverner et rassurer les citoyens.
Il sied de préciser que pour l’instant, le nouveau locataire va entamer les consultations avec les différentes forces politiques pour composer le gouvernement de l’Union sacrée qui sera investi à la chambre basse du parlement lors de la session de mars.
Amélioration des conditions carcérales: des recommandations des anciens détenus et défenseurs des droits de l’homme

Les conditions de détention dans les prisons congolaises suscitent des vives critiques de la part de ses anciens locataires, et défenseurs des droits humains.
« Nos prisons sont des camps de concentration entretenus par l’Etat ! » dénonçaient les anciens prisonniers politiques dont Carbone Beni du mouvement citoyen Filimbi dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, le 10 février 2020. Une année après, fort est de constater que rien n’a été fait dans le sens d’améliorer ces conditions.
Une situation, également dénoncée par les Organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme.
« Elles sont caractérisées par les mauvaises conditions de détention (manque de nourriture, de soins de santé, d’eau potable…), la vétusté des infrastructures pénitentiaires, l’absence de formation des agents pénitenciers, l’absence de contrôle de la procédure disciplinaire, l’absence des infrastructures hygiéniques adéquates, la surpopulation carcérale, etc. Bien qu’ils s’observent des particularités, selon qu’on se retrouve dans tel ou tel autre coin du pays, ces problèmes sont omniprésents dans la quasi-totalité des prisons en République démocratique du Congo. Ils font ressembler nos maisons carcérales aux véritables mouroirs où planent le climat de jungle, d’insécurité, et tribulation permanente », décriaient les anciens détenus, avant de formuler quelques recommandations au gouvernement congolais, entre autres :
d’accélérer la réforme de la justice afin d’assainir l’appareil judiciaire gangrené par la corruption, la concussion, la politisation et le tribalisme qui poussent certains magistrats d’écrouer des prévenus par quête du lucre ou par excès de pouvoir; d’ordonner les états généraux de la justice afin d’établir éventuellement la libération de certains prévenus pour diminuer la population carcérale ;
de repenser le régime carcéral, par la réforme du système pénitentiaire congolais vieux de la colonisation, et renforcer les capacités des agents pénitenciers et des éléments de la police sur les droits et devoirs des prisonniers ;
de viabiliser les prisons du pays en les dotant des infrastructures hygiéniques adéquates, espace de loisirs et des équipements d’usage collectif ; et ordonner la fermeture des prisons dont les infrastructures sont gravement délabrées et ne répondent plus aux standards acceptables;
de valoriser la main d’œuvre carcérale pour des projets et initiatives de développement ;
de prendre des mesures incitatives de renforcement de l’autorité pénitentiaire à l’intérieur des maisons carcérales pour dissuader les organisations internes des détenus, qui sont source du désordre et du rançonnage dans les prisons congolaises.
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