L’opposant politique congolais Prince Epenge, Président de l’Addcongo et porte-parole du mouvement LAMUKA, a exprimé son désaccord avec les projets de révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo. Selon lui, le coût estimé pour cette révision, s’élevant à 1,7 milliard de dollars, est disproportionné et pourrait être mieux utilisé pour répondre aux besoins urgents du pays.
Dans une déclaration récente, Epenge a souligné que cette somme colossale pourrait avoir un impact beaucoup plus significatif si elle était investie dans les infrastructures essentielles du pays, telles que l’amélioration des routes de Kinshasa, la capitale, qui compte plus de 3 600 kilomètres de voies.
“Avec 1,7 milliard de dollars, nous pourrions reconstruire et asphalter l’ensemble des routes de Kinshasa”a-t-il affirmé.
En outre, Prince Epenge a suggéré que le reste de cette somme pourrait être utilisé pour financer des bourses universitaires pour les étudiants des grandes institutions d’enseignement supérieur du pays, telles que l’UNIKIN (Université de Kinshasa), l’UNILU (Université de Lubumbashi) et l’UNIKIS (Université de Kisangani). Selon lui, l’accès à une éducation de qualité est un levier essentiel pour le développement à long terme de la RDC.
Pour l’opposant, la révision de la constitution ne représente pas une priorité dans le contexte socio-économique actuel, où de nombreux défis, notamment en matière d’infrastructures et d’éducation, demeurent non résolus. Il a ainsi lancé un appel à une gestion plus rationnelle des ressources publiques, en mettant l’accent sur les besoins immédiats des Congolais.
Prince Epenge, dans le cadre de sa campagne politique, a récemment lancé une initiative de sensibilisation populaire sous le slogan « Changeons Félix Tshisekedi, pas la Constitution ». Il critique fermement l’approche du gouvernement concernant cette révision constitutionnelle, qu’il considère comme un luxe inapproprié face aux priorités de développement du pays.
Actuellement en tournée en Europe, Prince Epenge est arrivé en Belgique pour entamer des réunions avec la diaspora congolaise, suivies de visites diplomatiques à Paris, Genève et Rome. Il prévoit d’utiliser ces rencontres pour mobiliser la communauté congolaise à l’étranger et renforcer la pression internationale contre toute tentative de changement de la constitution, qu’il juge contraire aux intérêts du peuple congolais.
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