RDC – « 5 000 personnes sur 15 millions » : Alain Bolodjwa tacle la marche de l’UDPS et dénonce une « démarche antinomique »

Au lendemain de la manifestation organisée mercredi 22 septembre 2026 par l’UDPS et ses alliés en soutien au projet de révision constitutionnelle et aux institutions, l’opposition congolaise critique.

Entre dénonciation d’un « deux poids, deux mesures » dans l’encadrement policier et contestation de la légitimité du pouvoir, l’opposant Alain Bolodjwa fustige ce qu’il qualifie d’échec de mobilisation.

La réplique politique ne s’est pas fait attendre. Alors que le parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), tentait de faire une démonstration de force dans les rues de la capitale pour appuyer le projet d’une nouvelle Constitution et soutenir le dialogue national, les figures de l’opposition dénoncent une initiative contradictoire et largement boudée par la population.

« La majorité silencieuse n’est pas avec vous »

Intervenant, sur Top Congo Fm, à l’issue du rassemblement, Alain Bolodjwa, président du parti LeBât et cadre de la plateforme Génération Rupture, a livré une analyse sans concession de l’initiative du camp présidentiel. S’il reconnaît le droit constitutionnel de manifester, l’opposant remet profondément en cause la cohérence politique du pouvoir : « C’est quand même antinomique de voir ceux qui prétendent avoir la majorité parlementaire et présidentielle contester la légitimité de la Constitution », s’insurge-t-il, dénonçant une démarche « couverte par la volonté d’imposer ».

L’opposant a particulièrement insisté sur le faible engouement populaire constaté dans les rues de Kinshasa : « Dans une ville où la population est estimée à près de 15 millions, arriver à mobiliser 5 à 10 000 personnes, ça prouve à suffisance que la majorité silencieuse n’est pas avec vous. Au-delà de tout ce que l’on peut dire, la population n’a pas adhéré à cette démarche-là. La Constitution ne s’échange pas, la Constitution se défend. Si la Constitution tombe, elle tombera à coup sûr avec toutes les institutions qu’elle a eu à créer. »

« Deux poids, deux mesures »

Outre le fond du débat, la gestion sécuritaire du rassemblement suscite également de vives critiques dans les rangs de l’opposition. Alors que les manifestations des partis d’opposition font régulièrement l’objet d’interdictions ou de répressions, le rassemblement de la majorité s’est déroulé sous un encadrement policier paisible.

Un traitement de faveur que pointe du doigt Alain Bolodjwa, accusant les forces de l’ordre de manque de neutralité : « La police a prouvé à la face du monde qu’elle était au service des centres d’intérêt, essentiellement des gens du pouvoir ».

Avec d’un côté la majorité qui crie victoire et réclame le changement de la Loi fondamentale, et de l’autre une opposition qui raille la faible affluence et promet de défendre le texte sacré, la bataille politique autour de la Constitution est loin d’être finie.

 


Top Congo FM / Provinces26rdc.com

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