L’archevêque Evariste Ejiba Yamampia, président de l’Église de Réveil au Congo (ERC), a échangé samedi 19 septembre 2026 à Kinshasa avec des associations de femmes de la société civile, dans le cadre des préparatifs du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
Au cours de cette rencontre, la présidente de l’association Génération Femme, Elfie Esther Ilunga, a remis à l’archevêque un cahier de charges contenant les principales préoccupations portées par son organisation.
Selon Elfie Esther Ilunga, Génération Femme, engagée depuis 2006 dans la promotion et la défense des droits des femmes, entend participer au dialogue national afin que les préoccupations des femmes y soient prises en compte.
« Vingt ans d’engagement nous obligent à participer au dialogue national qui s’annonce, car la voix des femmes doit y être entendue », a-t-elle déclaré.
La présidente de Génération Femme a indiqué que les femmes accompagnées par son organisation souhaitent un dialogue inclusif capable d’apporter des réponses aux problèmes auxquels elles sont confrontées:
« Chaque jour, nous encadrons les femmes et recueillons leurs préoccupations. Elles veulent que ce dialogue soit réellement inclusif, qu’il permette de trouver des solutions aux problèmes qui les touchent. Nous disons : « Rien sur les femmes sans les femmes » ».
Elfie Esther Ilunga a également plaidé pour la participation de différentes catégories de femmes, notamment celles de la société civile, les femmes politiques, les décideuses et les femmes issues de la base.
De son côté, l’archevêque Evariste Ejiba Yamampia a insisté sur la nécessité d’une forte mobilisation des femmes en perspective du 3 octobre prochain, jour du lancement du dialogue spirituel au stade Tata Raphaël. Il a appelé la génération féminine à s’impliquer davantage dans cette initiative,
«Nous avons besoin d’une grande mobilisation pour le 3 octobre. J’aimerais voir la génération féminine s’impliquer, car la femme est au cœur du développement ».
L’archevêque a également estimé que la participation des femmes au dialogue ne devait pas se limiter à leur présence physique dans les espaces où les décisions seront prises.
« Le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État a besoin de tous. […] Là où les décisions se prennent, même si nous ne sommes pas dans la salle, nous pouvons participer de différentes manières. Et si nous sommes dans la salle, nous devons être prêts à défendre une cause », a-t-il expliqué.
Radio OkapI/Provinces26rdc.com
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