RDC : Accès à l’emploi, un casse-tête

L’accès de jeunes Congolais à l’emploi reste encore un défi à relever en RDC. Et pourtant, l’article 36 de la constitution stipule que le travail est un droit et un devoir pour chaque citoyen. Cependant, plusieurs jeunes sont au chômage après leurs études. Ceux qui entreprennent des projets, manquent des financements. À l’occasion de la journée mondiale de la jeunesse, ce 12 août, les jeunes ont exprimé leurs plaintes.

La difficulté d’accès à l’emploi est due au manque d’accompagnement des jeunes dans leurs projets. Il y a également le problème d’expérience professionnelle qu’on exige avant l’embauche. Or, l’Etat n’a pas créé des centres d’encadrement des jeunes pour leur permettre d’acquérir de l’expérience, a déploré Constant Madi, président des jeunes travailleurs pour la protection des enfants et de l’environnement : « Mais si nous avons les centres d’incubation, cela permettra aux jeunes d’avoir l’expérience pour accéder facilement à l’emploi. Les jeunes ont la formation, mais pas l’expérience. Excepté l’INPP, il n’y a pas d’autres centres”, dit-il.

Celui-ci a déploré également l’utilisation des jeunes à des fins politiques. ”Au lieu d’accompagner les jeunes dans leurs projets, les politiques préfèrent les garder à l’état en vue de les utiliser”.

Simon Kalenga, président provincial du forum national de la jeunesse, abonde dans le même sens. Pour lui, l’accès des jeunes à l’emploi est dérisoire. Il n’y a pas un système de récupération des jeunes qui terminent les études ou ceux qui sont sur la rue. ”La loi parle de la sous-traitance, mais nous voyons que les entreprises appartiennent aux expatriés, et même le secteur de la sous-traitance. Là, le gouvernement ferme les yeux. Et pourtant, c’est un acquis pour les jeunes”.

Les jeunes doivent se constituer en coopérative

Face aux plaintes des jeunes sur le manque d’accompagnement et de financement de leurs projets, la cheffe de division de la jeunesse, Maguy Kayombo a indiqué que les jeunes doivent se constituer en coopérative évoluant dans un même domaine. Ceci, pour bénéficier de l’accompagnement du gouvernement. De ce fait, les jeunes sont appelés à respecter les préalables. C’est-à-dire, leurs structures doivent être agréées. Elles doivent avoir au moins 50 membres, la liste n’est pas exhaustive. Ainsi, leurs dossiers seront examinés à la division avant la validation. Dans ces conditions, la structure pourra être accompagnée par le gouvernement.


Magazine La Guardia / Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*