RDC : Alexis Thambwe Mwamba auditionné au CNC mais, les contours de l’affaire restent flous

Interpellation, perquisition, remise en liberté et nouvelle audition : la situation d’Alexis Thambwe Mwamba suscite des interrogations, alors que les autorités ne se sont pas encore officiellement prononcées sur les faits qui lui seraient reprochés. L’ancien président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, a quitté libre, ce samedi, les locaux du Conseil national de cyberdéfense (CNC), à Kinshasa, après deux jours d’audition, selon des informations relayées par plusieurs sources locales.

Cette séquence intervient après son interpellation vendredi matin, dans des circonstances qui restent à éclaircir. Sa résidence, située dans le quartier de Macampagne, dans la commune de Ngaliema, a également fait l’objet d’une perquisition menée par des agents des services de sécurité. Selon des informations attribuées à son entourage, l’ancien responsable politique avait déjà été remis en liberté vendredi soir, avant d’être de nouveau interpellé le lendemain. Les circonstances précises de ces différents épisodes restent toutefois à établir.

Parmi les pistes évoquées figure celle d’un passeport diplomatique qui aurait été obtenu sans l’approbation préalable de l’Agence nationale de renseignements (ANR). D’après des informations rapportées au sujet du dossier, cette question pourrait être à l’origine des démarches engagées par le CNC. Ses avocats ont, de leur côté, indiqué qu’une demande de renouvellement du document avait été adressée au ministère des Affaires étrangères.

À ce stade, aucun élément officiel accessible ne permet cependant de confirmer avec certitude le motif de l’interpellation ni les éventuelles infractions visées. Ancien ministre des Affaires étrangères et de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba a occupé plusieurs fonctions importantes au sommet de l’État. Son audition intervient ainsi dans un contexte où la transparence sur les procédures engagées contre les personnalités publiques demeure essentielle. En l’absence de communication officielle détaillée, la prudence reste de mise.

Entre les informations rapportées, les explications attendues des autorités et la position de la défense, une question demeure : quels faits précis justifient cette procédure ? La réponse des services concernés sera déterminante pour dissiper les zones d’ombre et permettre une appréciation rigoureuse de cette affaire.

 


B-One/Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*