L’Assemblée provinciale du Kwilu (APK) a ouvert la session de septembre, essentiellement budgétaire, mercredi 30 septembre 2020.
Dans son discours d’ouverture, le président du bureau, Serge Makongo, a expliqué au cadre de concertation de la société civile, qui proposait une nouvelle répartition des recettes, que le décollage de la province ne repose pas sur les 40 % que reçoit l’Assemblée provinciale mais dépend de la mobilisation des recettes.
C’est depuis 2008 que « tous les gouverneurs passés rétrocédaient à l’APK 40 % conformément à l’article 71 du règlement intérieur. Donc, les 40 % seront rétrocédés mensuellement ». Et de préciser que le problème du développement du Kwilu n’est pas les 40 % que l’APK perçoit mais plutôt la modicité des recettes suite à la faible mobilisation », a fait savoir le président de l’APK.
De son côté, le premier vice-président du cadre de concertation s’est dit satisfait de l’ouverture au dialogue dont fait montre l’Assemblée provinciale sur la problématique de la répartition des recettes de la province et attend de ce fait une invitation.
Pour rappel, c’est face au manque criant d’infrastructures de base et d’investissements dans tous les secteurs vitaux de la province que le cadre de concertation de la société civile avait proposé à la commission budgétaire, au mois d’août de l’année en cours, une nouvelle répartition des recettes dans laquelle 15 % sont réservés au fonctionnement des institutions en lieu et place de 40 %. Dans cette allocation, 40 % devront être affectés au fonctionnement de l’Assemblée nationale et 60 % à l’exécutif provincial.
D’après Placide Mukwa, la répartition actuelle ne permettait pas le développement du Kwilu pour lequel le programme du gouvernement provincial n’était qu’un « chapelet de bonnes intentions, 0% de réalisation en province ».
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