Le député Prince Kangila Kawele a déposé vendredi 15 mai à l’Assemblée nationale une proposition de loi modifiant le Code du travail afin d’intégrer un régime juridique spécifique au personnel domestique. Chauffeurs personnels et femmes de ménage figurent parmi les travailleurs concernés par cette réforme, qui vise à formaliser un secteur encore largement dominé par l’informel et à renforcer la protection sociale de ces employés souvent exclus des mécanismes classiques de régulation du travail.
Régler les relations entre employeurs et travailleurs domestiques
A travers cette initiative, l’élu de Tshangu à Kinshasa entend moderniser le Code du travail en y intégrant des dispositions spécifiques applicables au personnel domestique. Ce secteur, considéré comme essentiel dans le fonctionnement de nombreux ménages congolais, demeure cependant peu encadré sur le plan légal.
Pour Prince Kangila Kawele, cette réforme vise notamment à réglementer les relations entre employeurs et travailleurs domestiques, tout en garantissant davantage de dignité et de protection sociale à cette catégorie de travailleurs :
« Par personnel domestique, il faut entendre les chauffeurs personnels, les nounous, les femmes de ménages, les gardiens des parcelles. Aujourd’hui, c’est un secteur qui évolue dans l’informel, et nous avons voulu formaliser cela. C’est question de réglementer les relations entre le travailleur domestique et son patron. C’est question de s’assurer que les travailleurs domestiques ont droit aux soins de santé, à un traitement décent ».
Garantir les droits fondamentaux des travailleurs domestiques
Selon lui, le texte prévoit notamment :
- un meilleur encadrement des conditions de travail
- des modalités de rémunération
- l’accès aux soins de santé et à certains droit fondamentaux pour ces travailleurs longtemps marginalisés en RDC.
D’après plusieurs observateurs, à Kinshasa par exemple, le travail domestique occupe une place importante dans le secteur informel et fait vivre de nombreux ménages. Ce secteur est porté en grande partie par des femmes et des jeunes issus de milieux précaires.
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