La Directrice de la Radio Iriba FM, dans la ville de Bukavu chef lieu de la province du Sud-Kivu, a été séquestrée et détenue pendant plus de huit heures au Bureau du service de renseignement congolais (ANR). Prisca Bukaraba avait été convoqué sur une invitation de l’ANR. Ce mercredi 23 septembre 2020, la radio était encerclée par les agents du service de renseignement congolais.
« J’ai reçu l’invitation de l’ANR et je pu y répondre le lundi à 10h. J’ai été détenu plus de huit heures sans communiqué car mon téléphone était éteint. Assise sur le siège sans bouger. La radio ne savait pas là où j’étais. Quand j’ai pu demander le pourquoi mais ils m’ont dit que notre radio avait une dette de 2 ans sans payer la taxe de l’ANR. On m’a séquestré, je n’avais pas même le droit de prendre de l’eau sous une grande chaleur dans ce lieu », témoigne Prisca Bukaraba.
« Ici ils m’ont privé de ma carte de presse. Quand à la question de taxe, je leur avait dit qu’on avait pas refusé de payer mais que pendant ces deux ans avions des difficultés financières. Après ils m’ont demandé de payer le 50$, mais je n’est pas donné l’argent car je pense que cette une corruption », ajoute-t-elle.
Prisca BukaraBa précise que ces mêmes agents ont surgi ce mercredi 23 septembre 2020 à l’antenne de la radio et l’ont encerclé et dans chaque coins il avait un agent.
« Le chef de la division est venu a dit que le Directeur voulait me parler, s’adressant au Redaf. Ils ont fait plus de 3 heures en se renseignant sur moi. Comme l’OPGI (agent), m’avait déjà menacé que si je ne paie le 50$ je serait en insécurité dans la ville, aujourd’hui je me sent insécuriser. J’ai pu alerter les autorités que si quelque chose arrive, ils savaient que l’agent ANR m’a menacé. Si la radio leur doit la taxe ils peuvent en parler directement avec l’avocat de la radio mais pas moi. Je ne comprend pas ce qui se passe ! », explique la Directrice de la Radio Iriba FM.
Bukavu : après sa séquestration à l’ANR, la journaliste Prisca Bukaraba se trouve insécurisée

Elle a fait cette déclaration ce mardi 22 septembre 2020 lors d’un point de presse qu’elle a tenue à son situé à l’hôtel de poste dans la commune d’Ibanda.
Prisca Zawadi Bukaraba explique avoir reçu une invitation de l’agence nationale de renseignement ANR à laquelle elle avait répondu le même jour, soit le lundi 21 septembre de l’année en cours.
Arrivée à l’ANR, il lui avait été signifié qu’elle devrait s’expliquer pour le non payement de l’autorisation de fonctionnement de sa radio pour l’année 2019. Brusquement la carte de presse de victime a été saisie par ce service et on l’avait interdit tout mouvement pendant plus de 6 heures.
Bukaraba a été relâchée plus tard dans la soirée sans sa carte de presse avec l’obligation de revenir pour le payement d’une somme de 50 dollars américains dont elle ignore jusque-là, la justification.
Un agent de l’ANR l’a promis(selon sa déclaration) de la mettre en insécurité si elle ne payait pas cette somme dans un bref délai.
Plusieurs organisations dénoncent cette arrestation et appellent le gouvernement provincial du Sud-Kivu au respect de la liberté d’expression, c’est le cas de l’organisation PPI qui pense que les journalistes méritent plus de sécurité.
À noter que Prisca Zawadi Bukaraba est la seule jeune femme journaliste présentatrice d’une émission politique dans la ville de Bukavu.
MNCTV /Info RDC /provinces26rdc.net
Plusieurs heures après sa libération à l’agence nationale de renseignement (ANR), la journaliste de la radio Iriba FM émettant de Bukavu au Sud-Kivu, Prisca Bukaraba se dit être en insécurité.