RDC-Bukavu : le ministre d’État Aimé Boji Sangara favorable à la révision ou au changement de la Constitution

La question relative à la révision ou au changement de la Constitution continue à alimenter le débat dans le milieu politique de la RDC -République démocratique du Congo-. Le ministre d’État, ministre du Budget, Aimé Boji Sangara, s’est prononcé, samedi 7 décembre 2024, en faveur de la révision ou du changement de la Constitution.

Ce vœu, il l’a émis au cours d’une cérémonie de redynamisation et d’adhésion massive des nouveaux membres de GABS -Génération Aimé BOJI SANGARA-, qui l’accompagne dans la matérialisation de ses actions sociales.

Ce notable du Sud-Kivu a, au cours d’un échange avec les jeunes de cette partie de la RDC, évoqué les raisons qui font à ce que cette Constitution de 2006 puisse être modifiée ou changée; notamment, certaines institutions inutiles et budgétivores.

« Parce que, pour l’actuelle Constitution, des experts constitutionnalistes venant d’ailleurs ont eu l’ascendance sur les quelques Congolais lors de la rédaction de notre Constitution. Ils avaient jugé bon de répliquer les institutions qui se trouvent dans l’architecture constitutionnelle des pays d’où ils venaient. Évidemment, cela marche bien dans ces pays-là, parce que leurs niveaux de développement, la mentalité forgée par une histoire ne sont pas les nôtres », a dit Aimé Boji Sangara.

Et d’insister : « Nous devons être réalistes et en tirer des conséquences utiles ».

Aimé Boji Sangara a, par la même occasion, fait mention de clauses constitutionnelles ambigües ou qui fâchent.

À l’en croire, depuis que le Président de la République a annoncé sa décision de doter la RDC d’une nouvelle Constitution, deux camps sont en train de se former : ceux qui sont pour et ceux qui ne le sont pas.

« Curieusement, il est à constater que ceux qui, en 2005, ont battu campagne contre l’adoption de l’actuelle Constitution sont devenus aujourd’hui des virulents défenseurs, allant jusqu’à prédire des catastrophes inimaginables. Pourtant, sans passer en revue tous les articles qui fâchent, mentionnons par exemple l’article 51, en son 2ᵉ alinéa qui fait allusion à la « protection et promotion des groupes vulnérables et de toutes les minorités ». Comme vous le savez, notre pays regorge plus de 400 ethnies, toutes minoritaires, parce qu’il n’y en a aucune qui soit majoritaire. Dites-moi, de toutes ces minorités, lesquelles sont vulnérables ? En quoi le sont-elles ? », a conclu Aimé Boji Sangara.


OPINION INFO / Provinces26rdc.com

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