RDC : Chute du franc congolais, les pétroliers sollicitent l’actualisation de la structure de prix du carburant

Devant la dégringolade du franc congolais face au dollar américain, il se chuchote déjà la volonté de revoir la structure des prix du carburant en vigueur en Rd Congo. Si l’Etat concédait à actualiser le taux de change de 1 700 CDF tombé en désuétude, ce réajustement va, sans nul doute, entrainer la hausse le prix du litre à la pompe à Kinshasa comme à travers le pays.

Des sources proches des pétroliers, l’on apprend que la corporation des pétroliers est en difficultés de s’approvisionner en produits pétroliers d’autant plus qu’elle enregistre un manque à gagner considérable de par rapport au taux de change lorsqu’il s’agit d’acheter des devises pour importer le carburant.

Des pertes deviennent de plus en plus considérables dans un contexte où les compensations de l’Etat par rapport à la fixation du taux de change de 1 700 CDF le dollar américain tardent à leur bénéficier.

En d’autres termes, le Gouvernement devrait tenir compte de la réalité du marché national. Car, avec la dépréciation monétaire, les pétroliers affirment avoir enregistré des déficits énormes dans la conversion du franc congolais en dollar américain.

D’aucuns soulignent que la hausse de prix du litre à la pompe sollicitée n’a aucun lien avec le contexte international où le prix du baril est fixé à 43,60 USD suite à la crise économique mondiale causée par la pandémie de la Covid-19. Mais à un problème purement interne lié à la dépréciation du franc congolais.

En RDC, le décret-Loi du 20 mars 1961 relatif aux prix, tel que modifié par l’Ordonnance Loi n° 83-026 du 12 septembre 1983, stipule que la fixation des prix des biens et services relève du domaine des propriétaires de ces dits biens et services.

Toutefois, exception est faite pour certains produits, parmi lesquels les carburants terrestres, par le fait de leur caractère stratégique dans l’économie nationale. Leurs prix sont régentés par l’Etat qui s’en réserve un droit de regard et le monopole de publication, car en fait, les prix des carburants terrestres sont publiés par arrêté ministériel.

Le regard de l’Etat sur les prix des carburants terrestres se réalise non seulement par le ministère du Pétrole, ministère tutélaire du secteur, mais également par le ministère de l’Economie, à travers le Comité de suivi de la structure de prix.

Face à ces dispositions, les pétroliers envisagent donc de rencontrer le ministre de l’Economie pour échanger sur la question, avec espoir d’obtenir l’aval de l’Etat pour une probable augmentation de prix.


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