La scène politique congolaise reste marquée par les tensions autour du débat sur un éventuel changement ou une révision de la Constitution en République démocratique du Congo. Dans ce climat de crispation, les déclarations du pasteur Moïse Mbiye appelant à la protection de la Constitution continuent de susciter des réactions contrastées au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Alors que certaines figures proches de l’UDPS ont vivement critiqué cette prise de position, allant jusqu’à remettre en cause les origines du responsable religieux, l’opposant Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une campagne d’attaques personnelles contre le pasteur.
Selon Prince Epenge, Moïse Mbiye n’a fait qu’exprimer une opinion citoyenne partagée par une partie de la population congolaise préoccupée par l’avenir des institutions et la stabilité du pays. Il estime que les accusations portées contre le pasteur traduisent une intolérance croissante envers les voix critiques.
« Quand le pasteur Moïse Mbiye rejoint le peuple pour protéger la Constitution, l’UDPS l’accuse maintenant d’être Rwandais. La vérité dérange toujours l’UDPS », a déclaré Prince Epenge dans une réaction relayée sur les réseaux sociaux.
L’acteur politique a également dénoncé l’attitude de certains militants et cadres politiques qu’il accuse de soutenir successivement différents régimes au gré de leurs intérêts personnels.
« Ces lépreux avaient flatté Kabila, aujourd’hui Félix, demain ils flatteront le diable lui-même pour de l’argent », a-t-il ajouté dans une déclaration au ton particulièrement sévère.
Cette polémique intervient alors que le débat sur la Constitution continue de diviser la classe politique congolaise. Plusieurs acteurs de l’opposition ainsi que des organisations citoyennes mettent en garde contre toute initiative susceptible de fragiliser l’équilibre institutionnel et la cohésion nationale.
Afrik-Info.cd / Provinces26rdc.com
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