RDC-Décès du général Delphin Kahimbi : le rapport de l’autopsie parle d’une pendaison, mais ignore si elle était suicidaire ou criminelle

Le général Delphin Kahimbi était mort par pendaison, à en croire le rapport de l’autopsie transmis à la hiérarchie militaire compétente depuis le mardi 1er septembre 2020, par la commission d’enquête qui avait été instituée à cet effet.

La version de crise cardiaque soutenue par l’épouse du défunt a, en effet, été rejetée. Les enquêteurs sont restés focalisés sur la pendaison.

Selon ce rapport, la mort du général Kahimbi serait due à une compression des veines jugulaires, empêchant la circulation du sang depuis la tête vers le cœur, provoquant ainsi une anoxie cérébrale. Cette thèse aurait été confortée par la présence d’un sillon ou marques de pendaison autour de son cou qui fait penser à l’usage d’une corde.

« Il est vrai que l’autopsie médico-légale a pour objectif principal de déterminer la cause médicale du décès. Elle doit également rechercher d’éventuels indices susceptibles d’évoquer l’intervention d’un tiers. Mais ici, il faut avouer que l’une des difficultés pour le médecin légiste a consisté à distinguer une pendaison suicidaire, c’est-à-dire, œuvre de la victime elle-même, d’une pendaison criminelle qui est un homicide, à savoir œuvre d’une tierce personne sur la victime », précise le rapport.

Les experts n’ont pas pu établir s’il s’agissait d’un suicide ou d’un homicide.

A noter que la dépouille du général Kahimbi, décédé depuis le 28 février 2020, est toujours gardée à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire.


MCP /provinces26rdc.net

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