RDC-Dépolitisation de la CENI : « L’entente entre le Gouvernement et la CENCO ne suffit pas pour amener le peuple à abandonner sa lutte » (Adolphe Muzito)

Le Président du parti politique Nouvel Élan, Adolphe Muzito a, à travers une déclaration faite ce dimanche 28 novembre, remis sur la place publique les réflexions relatives à l’illégitimité du Chef de l’État Félix Tshisekedi, et de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

À l’en croire, la lutte du peuple pour sa souveraineté ne prendra fin que quand celui-ci aura à la tête du pays, des dirigeants choisis par lui, d’une manière transparente, libre et démocratique, dans la paix et la cohésion nationale.

il encourage ainsi le peuple à poursuivre ses manifestations sur terrain en dépit d’une entente éventuelle entre le Gouvernement et la hiérarchie de l’Église.

« Une entente éventuelle entre le Gouvernement et la hiérarchie de l’Église sur quelques désidératas exprimés par cette dernière, laisserait encore
entier le problème lié à la souveraineté du Peuple (de ses
fidèles et laïcs), à son devenir et à son destin », a souligné Adolphe Muzito.

Et de renchérir : « Cette entente ne suffit pas pour amener le peuple à abandonner sa lutte, caractérisée par une CENI non politisée ».

Cette déclaration de Nouvel Élan fait suite aux convergences de vues entre la CENCO et le Gouvernement. D’après les Pères de l’Église, il est temps de tourner la page aux querelles. Au même moment, les Laïcs projettent une nouvelle marche dans les tout prochains jours. Wait and see.

Malgré la réconciliation Fatshi – Cenco – Ecc, le problème lié à la souveraineté du peuple demeure (Adolphe Muzito)

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Le président national du parti Nouvel Élan, Adolphe Muzito, a donné son point de vue sur les récentes démarches du pouvoir auprès des pères des églises, notamment la Cenco ( Conférence épiscopale nationale du Congo) et l’Ecc ( Église du Christ au Congo)pour faire la paix, après avoir traversé une longue période de turbulences due à la question de la désignation du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) par les confessions religieuses.

Dans une déclaration politique ayant sanctionné la réunion de la direction politique de son parti organisée dimanche 28 novembre, Muzito estime que ce stratagème vise à semer la confusion entre les revendications des prélats et la population qui se regroupe au sein des mouvements laïcs.

« Nouvel Élan constate une volonté délibérée du régime Tshisekedi d’entretenir la confusion entre, d’une part, les confits ou divergences qui l’opposent à l’Eglise (Cenco et Ecc) relatifs aux revendications de celles-ci, et d’autre part, ceux qui l’opposent au peuple, concernant sa souveraineté ; laquelle passe par des élections transparentes, gage de la vérité des urnes ; élections susceptibles de mettre fin à l’illégitimité des institutions de notre pays, perpétuée par le chaos électoral de décembre 2018 », peut-on lire dans cette déclaration.

Ainsi, le parti de Muzito déclare que, si entente il y a entre les deux parties, elle laisserait encore entier le problème lié à la souveraineté du peuple, et aussi ne suffira pas de l’amener à abandonner sa lutte pour l’autodétermination.

« Pour le Nouvel Élan, une entente éventuelle entre le Gouvernement et la hiérarchie de l’Église sur quelques désidératas exprimés par cette dernière, laisserait encore entier le problème lié à la souveraineté du Peuple (de ses fidèles et laïcs), à son devenir et à son destin. Elle ne suffira pas pour l’amener à abandonner sa lutte pour l’autodétermination ; qui passe par une Ceni non politisée ».

Raison pour laquelle, il continue à encourager la population à multiplier les actions de rue et à intensifier les pressions diplomatiques en vue de contraindre le régime à choisir entre le consensus sur les réformes électorales à réaliser et l’insurrection pacifique du peuple.


objectif-infos / Provinces26rdc.net

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