La déclaration a été faite devant le siège de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement, au sortir de l’hémicycle du Palais du Peuple, en présence de plusieurs figures de l’opposition, notamment Martin Fayulu et d’autres leaders politiques opposés au projet de modification de la Constitution.
Selon les députés d’Ensemble, la priorité nationale devrait être concentrée sur la restauration de la paix et de l’intégrité territoriale, plutôt que sur des débats constitutionnels jugés inopportuns au regard de la situation sécuritaire actuelle.
« Le pays traverse une période extrêmement sensible. Toute initiative politique qui détourne l’attention des véritables urgences sécuritaires peut être perçue comme une faiblesse face aux groupes armés », a déclaré l’un des élus présents lors de cette prise de position.
Les opposants présents ont également dénoncé ce qu’ils qualifient de « tentative de glissement politique », accusant le pouvoir de vouloir ouvrir un débat constitutionnel dans un climat marqué par les tensions sécuritaires, les déplacements massifs des populations et l’activisme persistant de la rébellion de l’AFC/M23 dans l’Est du pays.
Cette sortie intervient alors que les discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise. Plusieurs acteurs de l’opposition promettent de multiplier des actions politiques et citoyennes afin de faire échec à ce projet qu’ils considèrent comme une menace pour la stabilité du pays.
Il sied de noter que du côté du pouvoir, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée au moment de la publication de cet article.
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