RDC : « Des manifestations politiques se tiennent au Congo, mais jamais il n’y a eu de morts », affirme Félix Tshisekedi

Alors que l’interpellation et le transfert à la prison centrale de Makala de l’opposant Prince Epenge continuent de susciter des réactions dans la classe politique congolaise, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est exprimé sur la gestion des manifestations et les accusations de violences meurtrières en République démocratique du Congo.

Lors d’une causerie avec les Congolais vivant en Russie, organisée en marge de sa visite de travail à Moscou, le chef de l’État a contesté les accusations faisant état de morts lors des manifestations organisées dans le pays.

« Des manifestations ont lieu au Congo, mais jamais il n’y a eu de morts », a déclaré Félix Tshisekedi, avant de dénoncer ce qu’il considère comme une manipulation de l’opinion par certains acteurs de l’opposition.

Le président congolais a notamment évoqué un cas dans lequel une personne décédée des suites d’une maladie aurait été présentée, selon lui, comme une victime de violences physiques, notamment de coups portés à l’aide d’une barre de fer. Il a également affirmé que l’auteur présumé de ces informations avait été interpellé pour fournir des explications.

« Ils ont donc menti. Celui qui est à l’origine de ce mensonge, nous l’avons interpellé pour qu’il s’explique », a-t-il soutenu, ajoutant que cette personne aurait voulu se rendre en Europe sans défendre sa version des faits.

Ces propos interviennent au moment où la justice est saisie de l’affaire liée au décès de Manassé Lomboto, tandis que Prince Epenge, président d’ADD Congo et porte-parole de Lamuka, a été transféré à la prison centrale de Makala.

Prince Epenge est poursuivi notamment pour propagation de faux bruits, dans le cadre de l’affaire liée au décès de Manassé Lomboto, survenu à la suite des violences ayant entouré la marche de l’opposition du 15 septembre 2026 à Kinshasa.

Interpellé le 25 octobre dernier à l’aéroport international de N’Djili, alors qu’il devait se rendre à Rome pour participer à une rencontre de la Coalition Article 64 (C64), l’opposant avait ensuite été conduit au Conseil national de cyberdéfense, avant d’être transféré au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe.

Sa demande de mise en liberté provisoire ayant été rejetée, il a finalement été transféré à la prison centrale de Makala le samedi 31 octobre. Son avocat, Clément Muza, a dénoncé une décision prise sans notification préalable à la défense.

La coalition C64 accuse, de son côté, la Force du progrès, structure affiliée à l’UDPS, d’être impliquée dans les violences ayant conduit à la mort de Manassé Lomboto. Ces accusations restent à établir par les investigations judiciaires. La dépouille de la victime était toujours conservée à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente des conclusions de l’enquête, selon les informations rapportées le 31 octobre.

 


Ya Biso News / Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*