Deux gardes d’une réserve naturelle d’Okapis, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ont été tués par des hommes armés en Ituri dans le nord-est de la République du Congo, a-t-on appris ce vendredi 18 septembre 2020 auprès de l’Institut congolais de la conservation de la nature (ICCN).

« Dans l’attaque surprise de jeudi de la Réserve de faune à okapis (RFO), deux éco-gardes (rangers) ont été tués par des Maï-Maï (milices communautaires d’autodéfense) pour des raisons qu’on ignore jusqu’à présent », a déclaré à l’AFP Cosma Wilungula, directeur général de l’ICCN, qui a la tutelle sur cette zone protégée.
« L’armée qui était dans les environs est venue à la rescousse des éco-gardes. Ensemble, ils ont chassé les assaillants », a ajouté M. Wilungula. Les rangers sont généralement armés en RDC.
« Du côté des assaillants (il n’y a) pas de précisions sur le nombre de morts, mais ils doivent avoir transporté des corps parce que des traces de sang sont visibles », a expliqué à l’AFP Muyisa Muzaliwa, chargé de la communication à la réserve.
L’Okapi, appelé aussi girafe de forêt, est un mammifère qui ne vit que dans cette région de la RDC. En voie de disparition, il appartient à une espèce de mammifères ruminants de la même famille que la girafe, avec des rayures de zébres.
Inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco, la Réserve de faune à okapis couvre une superficie de 13.726 km2 sur le territoire de Mambassa dans la province de l’Ituri (nord-est).
Elle abrite un sixième de la population d’Okapis (environ 5.000 sur les 30.000 vivant à l’état sauvage), ainsi que de nombreuses espèces endémiques et menacées. Maï-Maï est un terme générique qui désigne des milices communautaires dont les actions vont de la défense des intérêts d’un groupe à la grande criminalité.
Les zones protégées couvrent 17% de la superficie du territoire national de la RDC, deuxième pays le plus grand d’Afrique juste derrière l’Algérie (2,345 millions de km2).
AFP / Africa Radio /provinces26rdc.net
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