La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo, Mme Bintou Keita, estime qu’il est essentiel, en ce qui concerne l’organisation des élections de 2023, qu’un consensus national soit trouvé sur les nominations des responsables de la CENI. La cheffe de la MONUSCO l’a dit mercredi 7 juillet au Conseil de sécurité lors de la présentation du rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la situation en RDC.
Elle insiste sur le fait que les élections prévues en 2023 soient organisées dans le temps et de manière consensuelle.
Une condition nécessaire, selon elle, pour la réussite du plan d’action lancé par le gouvernement congolais et pour envisager un retrait du pays de la MONUSCO.
Elle appelle les responsables politiques et ceux de la société civile à conjuguer leurs efforts pour la tenue des élections « véritablement libres et crédibles. »
Appui onusien
Mme Keita travaille avec le Premier ministre pour mettre en place un groupe de travail conjoint entre le gouvernement congolais, la MONUSCO et les agences onusiennes concernées qui appuiera la mise en œuvre du plan d’action gouvernemental et supervisera le processus de transition de la Mission onusienne.
« La mise en œuvre du plan d’action du gouvernement dépendra largement de la mobilisation des ressources nécessaires, mais également de la stabilité de la nouvelle coalition politique mise en place en avril, l’Union sacrée de la Nation. À cet égard, il sera important que les manœuvres politiques liées aux préparatifs et à la gestion du processus électoral de 2023 ne détournent pas l’attention de la mise en œuvre des réformes indispensables », explique Mme Keita.
La Représentante spéciale de l’ONU en RDC a également souligné la nécessité d’organiser des élections inclusives et apaisées, « en prenant garde aux conséquences potentiellement dangereuses d’un débat clivant sur la nationalité ».
RDC-Elections 2023: la Monusco insiste sur le caractère inclusif du scrutin et alerte sur les effets dangereux d’un « débat sur la nationalité »
L’Organisation des élections de 2023 était l’un des sujets abordés par la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en République démocratique dunCongo, Bintou Keita, le mercredi 07 juillet, lors de la réunion du conseil de sécurité. A ce sujet, la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU a insisté sur la tenue du scrutin dans le délai fixé par la loi, et surtout souligné la nécessité d’avoir un scrutin « crédible, apaisé et inclusif ». La Cheffe de la Monusco a également alerté sur les conséquences potentiellement dangereuses qui pourront découdre du débat sur la nationalité en marge de ces élections.
« J’encourage les responsables des institutions, formations politiques et responsables de la société civile concernés, à travailler ensemble pour rassurer le pays sur l’organisation crédible et indépendante du processus électoral de 2023. Je souligne également la nécessité d’organiser des élections inclusives et apaisées, en prenant garde aux conséquences potentiellement dangereuses d’un débat clivant sur la nationalité », a déclaré Bintou Keita.
En République démocratique du Congo, la proposition de loi sur la congolité défraie la chronique. Conçue par Noël Tshiani et endossée par le député Nsingi Pululu, ladite proposition de loi sera, sauf changement, déposée ce jeudi au bureau de la chambre basse du Parlement. Son géniteur vise, à travers cette loi, à réserver l’accès à la magistrature suprême aux congolais nés de père et de mère congolais.
Une certaine opinion voit en cette proposition de loi, une façon d’écarter les potentiels adversaires de l’actuel président de la République, de la prochaine présidentielle de 2023. Des accusations rejetées par le camp au pouvoir.
Radio Okapi /provinces26rdc.net
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