RDC : «En 2026, environ 14 millions de personnes en situation de besoin humanitaire» (Ministre des Affaires sociales)

La République démocratique du Congo compte environ 14 millions de personnes en situation de besoin humanitaire en 2026, a indiqué la ministre des Affaires sociales, à son retour, lundi, de Genève, où elle présenté la situation humanitaire du pays au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

«En 2026, nous comptons environ 14 millions de personnes en situation de besoin humanitaire. Face à cette réalité, il est impossible de venir en aide à toutes ces personnes. Nous avons donc ciblé les plus vulnérables, soit environ 7,3 millions de personnes, nécessitant une assistance urgente», a déclaré Eve Bazaiba, ministre des Affaires sociale.

Elle a fait savoir que la réponse à cette crise requiert un financement estimé à 1,4 milliard de dollars américains.

«Or, la situation actuelle est d’autant plus préoccupante que le principal bailleur de fonds, à savoir les États-Unis, a suspendu son appui. Bien que certains partenaires continuent d’apporter leur contribution, nous traversons une période particulièrement difficile», a fait remarquer la ministre.

Dans ce contexte, Mme Bazaiba a précisé que la RDC a dû intensifier ses propres efforts pour répondre aux besoins internes, notamment ceux des déplacés et des victimes de catastrophes, avant de souligner que son voyage à Genève (Suisse) a constitué une opportunité, étant donné que les questions relatives aux droits de l’homme y ont occupé une place centrale.

Dans son intervention au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la ministre a rappelé que la crise humanitaire en RDC trouve son origine dans les violations massives des droits humains, liées notamment à la guerre et à l’agression dont la RDC est victime de la part du Rwanda et de ses supplétifs du M23. D’où son plaidoyer pour la condamnation des véritables commanditaires.

«Nous constatons également une évolution notable à travers les condamnations formulées à l’encontre des agresseurs. Toutefois, nous estimons qu’il est impératif que ces condamnations visent explicitement les véritables commanditaires, notamment le président Paul Kagame. Car toute action implique des responsabilités, tant individuelles qu’étatiques», a-t-elle martelé, avant de saluer les avancées diplomatiques enregistrées par le Président Tshisekedi sur la scène internationale.

«En définitive, nous pouvons affirmer que la voix de la RDC est aujourd’hui entendue. Il nous appartient désormais de maintenir cette dynamique. Cette avancée est le fruit de la diplomatie offensive impulsée par Son Excellence Monsieur le Président de la République Félix Tshisekedi», a conclu la ministre des Affaires sociales.

De ces assises, découlement également plusieurs autres rencontres entre la ministre Bazaiba et les institutions internationales, entre autres, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, le Comité international de la Croix-Rouge et avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

ACP/Provinces26rdc.com

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