Ce lundi 16 août 2021, dans une déclaration faites par Martin Fayulu et Adolphe Muzito estiment que le venin du tribalisme inoculé dans le pays par les ennemis de l’unité et de la cohésion nationales, sous la houlette du président Tshisekedi, doit être extirpé sans délai.
Ces deux membres du présidium de la coalition LAMUKA affirment que le peuple congolais attend impatiemment les élections transparentes et apaisées en 2023.
« Aucune fraude et aucun glissement ne seront tolérés« , ont-ils prévenu.
Les présidents des partis politiques Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) et Nouvel Élan, annoncent pour bientôt une marche pour exiger des réformes avant les élections.
« Une marche nationale sera organisée dans les jours à venir sur toute l’étendue du pays pour exiger des réformes institutionnelles consensuelles sur l’ensemble des questions électorales« , ont-ils indiqué.
Le présidium de LAMUKA invite toutes les forces du changement démocratique ainsi que l’élite congolaise à se joindre à lui dans le cadre d’une mobilisation tous azimuts pour faire échec à une dictature naissante, destructrice du pacte républicain de Sun-City, conformément à l’article 64 de la Constitution.
« Le Présidium de LAMUKA met en garde les policiers irresponsables et les milices privées contre leurs provocations et voies de fait sur les manifestants pacifiques« , poursuit la déclaration.
Il sied de noter que le présidium de LAMUKA demande à la CPI et aux institutions de protection des droits humains de suivre de près le comportement de ces « hors-la-loi » pour qu’ils soient sévèrement sanctionnés, conformément aux instruments juridiques internationaux que notre pays a ratifiés.
Ci-dessous, le communiqué de Lamuka :


RDC : Félix Tshisekedi veut nommer la personne qui publiera les résultats provisoires après avoir nommé celle qui publiera les résultats définitifs », (LAMUKA)
Au terme d’une réunion tenue ce lundi 16 août 2021 pour évaluer la « crise politique que traverse le pays » en rapport avec la mise en place des organes de la Commission Électorale Nationale Indépendante nationale indépendante (CENI), le présidium de la coalition LAMUKA a affirmé qu’il y a une détermination « morbide » du chef de l’Etat Félix Tshisekedi de mettre en place un bureau de la CENI totalement politisé et acquis à sa cause.
Martin Fayulu et Adolphe Muzito, après avoir usurpé la souveraineté du peuple congolais en janvier 2019, le président Tshisekedi a poursuivi sa marche contre la Constitution de la République en nommant illégalement des juges à la Cour constitutionnelle en juillet 2020 et en détournant, en décembre de l’année dernière, les équilibres fabriqués au sein du parlement.
« Pour s’assurer le contrôle de toute la chaîne électorale, il veut maintenant nommer la personne qui publiera les résultats provisoires après avoir nommé celle qui publiera les résultats définitifs« , ont-ils fait savoir dans une déclaration qui a sanctionné leur réunion.Dans la foulée, Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont affirmé que Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, est manifestement instrumentalisé pour préparer le glissement et la fraude électorale.
« La loi organique sur la CENI promulguée au Journal officiel n’est pas le fruit d’un consensus entre toutes les parties prenantes. Elle est taillée sur mesure avec un bureau déséquilibré et politisé à outrance. D’où la confusion qui entoure la mise en place des organes de la CENI dans le cadre de cette loi inique, contestée par la majorité des parties prenantes« , lit-on dans cette déclaration.
Le présidium de LAMUKA soutient que la solution pour sortir de l’impasse actuelle reste le consensus entre toutes les parties prenantes sur les réformes institutionnelles.
Pour LAMUKA, la révision de la loi organique sur la CENI par toutes les parties prenantes est une urgence pour mettre en place un organe de gestion des élections indépendant et impartial. En effet, la CENI est une institution citoyenne qui doit servir l’intérêt général et ne peut être contrôlée par aucune des parties prenantes aux élections », ont-ils martelé.
IL sied de rappeler que Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont annoncé dans les jours à venir une marche nationale pour exiger des réformes consensuelles sur toutes les questions électorales.
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