RDC : Félix Tshisekedi mise sur la transformation locale des minerais pour renforcer la souveraineté économique

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, réaffirme sa volonté de promouvoir un modèle de développement industriel fondé sur la transformation locale des ressources naturelles et la valorisation des compétences congolaises. Cette orientation a été rappelée lors de la 101ᵉ réunion du Conseil des ministres, selon le compte rendu rendu public vendredi à la télévision nationale.

‎Au cœur de cette vision figure la mise en place d’un écosystème intégré associant la formation professionnelle, la recherche scientifique, la production industrielle et la transformation des matières premières sur le territoire national. L’objectif est de permettre à la RDC de tirer davantage profit de ses richesses naturelles, tout en renforçant les capacités techniques et professionnelles de sa population.

‎Présentant cette orientation du Chef de l’État, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné que la maîtrise des ressources naturelles ne suffit pas, à elle seule, à garantir l’indépendance économique du pays. « Le Président de la République a réaffirmé que notre souveraineté économique repose non seulement sur la possession de nos ressources minérales, mais surtout sur notre capacité à les transformer localement grâce aux compétences congolaises, faisant ainsi du développement du capital humain un pilier essentiel de notre ambition industrielle au bénéfice de notre population », a-t-il déclaré.

‎Cette approche met en avant la nécessité de dépasser un modèle économique essentiellement axé sur l’extraction et l’exportation des matières premières. En privilégiant leur transformation sur place, les autorités entendent favoriser la création de valeur ajoutée, stimuler l’industrialisation et accroître les possibilités d’emploi pour les Congolais.

‎La formation et la recherche occupent également une place importante dans cette ambition. Le développement d’une industrie nationale compétitive suppose, en effet, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de maîtriser les technologies de transformation et de répondre aux exigences du secteur industriel. Le rapprochement entre les établissements de formation, les centres de recherche et les entreprises apparaît ainsi comme un levier essentiel pour soutenir cette dynamique.

‎À travers cette orientation, Félix Tshisekedi entend faire du capital humain un moteur de la diversification économique et de la valorisation des ressources nationales. Le défi reste désormais de traduire cette ambition en actions concrètes, susceptibles de renforcer les capacités industrielles du pays et de faire bénéficier davantage la population des richesses du sous-sol congolais.

 


Le Potentiel/ Provinces26rdc.com

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